Le Hamas a tiré la semaine dernière des roquettes sur la plateforme de gaz Tamar
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Le Hamas a tiré la semaine dernière des roquettes sur la plateforme de gaz Tamar

Israël a connu le rythme de tirs de roquette, au cours de ces derniers jours, le plus élevé de son Histoire, a indiqué par ailleurs l'armée

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

La plate-forme de gaz naturel offshore Tamar. (Delek Drilling)
La plate-forme de gaz naturel offshore Tamar. (Delek Drilling)

La semaine dernière, le groupe terroriste palestinien du Hamas a tiré des dizaines de roquettes sur la plate-forme de gaz naturel israélienne Tamar, qui a été vidée de son carburant et temporairement mise hors service au début des combats, a appris le Times of Israel.

Aucune de ces roquettes n’a failli toucher la plate-forme, qui est protégée par une batterie antimissile du Dôme de fer, embarquée sur un navire et d’autres systèmes défensifs.

Comme les roquettes produites dans la bande de Gaza ne sont pas des munitions à guidage de précision, il est très peu probable qu’elles atteignent la plate-forme, – une cible extrêmement petite à atteindre depuis la côte.

Les drones transportant des explosifs, comme ceux abattus par un avion de combat F-16 au-dessus de la mer la semaine dernière, pourraient cibler plus efficacement la plate-forme, ce qui nécessiterait des défenses aériennes considérables de la part de la marine israélienne.

Dans l’ensemble, la marine a réussi à empêcher toutes les tentatives du Hamas d’utiliser ses capacités navales contre des cibles israéliennes en mer et à terre.

Tsahal a également détruit la plupart des infrastructures navales et des armements du groupe terroriste tout au long de la semaine dernière, y compris plusieurs sous-marins autonomes que le Hamas a développés ces dernières années, – chacun étant capable de transporter 30 kilogrammes d’explosifs et d’être guidé à l’aide d’un GPS. L’armée estime toutefois que plusieurs autres armes pourraient être encore en possession du Hamas.

Le chef du département de Recherche et Développement (R&D) naval et sous-marin du Hamas a également été tué dans un raid israélien. Malgré certains rapports établissant le contraire et parus dans la presse en hébreu, l’armée ne pense pas avoir tué le chef de l’unité commando navale du Hamas, bien qu’elle ait remarqué qu’il n’a pas été en contact avec d’autres membres du groupe terroriste et qu’il est officiellement désigné par Tsahal comme « manquant ».

« La chose la plus importante, comme dans toute l’armée, est de nier les capacités [de l’ennemi] et d’établir une défense solide. Par conséquent, nous avons attaqué des bases, des navires, des entrepôts d’armes, des infrastructures et des agents. Nous avons agi pour que les armes navales du Jihad islamique palestinien et du Hamas soient en déclin », a déclaré à la presse le chef de la marine israélienne, le général de division Eli Sharvit.

Le système antimissile du Dôme de fer tire un missile d’interception alors que des roquettes tirées de la bande de Gaza vers Israël, depuis la ville d’Ashdod, dans le sud d’Israël, le 16 mai 2021 (Crédit: Avi Roccah / Flash90)

Israël a connu le rythme de tirs de roquette, au cours de ces derniers jours, le plus élevé de son Histoire dans ce conflit qui oppose actuellement l’État juif au groupe islamiste palestinien du Hamas, à la tête de Gaza, a aussi fait savoir l’armée.

Depuis lundi, les groupes armés ont ainsi lancé environ 3 000 roquettes en direction de l’État juif, ce qui surpasse la cadence de tir qui avait marqué une escalade des violences en 2019 mais également celle de la guerre de 2006 contre le Hezbollah, au Liban, a indiqué le général de brigade Ori Gordin.

Gordin, qui commande le front intérieur, a présenté un graphique aux journalistes avec les données portant sur les roquettes lancées sur Israël lors des années passées et aujourd’hui.

Au cours d’une escalade de violences entre l’armée israélienne et le Jihad islamique, au mois de novembre 2019, 570 roquettes avaient été tirées depuis Gaza en l’espace de trois jours.

Et pendant la guerre de 2006 contre le Hezbollah, soutenu par l’Iran, 4 500 roquettes au total avaient été tirées en direction d’Israël en 19 jours, selon les données partagées par Gordin avec la presse.

Alors qu’il lui était demandé s’il s’agissait du rythme le plus élevé d’attaques à la roquette sur le territoire israélien, Gordin a répondu que « Non seulement je dis que c’est le cas, mais c’est très précisément ce que vous présente ».

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