Le tribunal gèle le projet de construction sur un cimetière musulman de Jaffa
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Le tribunal gèle le projet de construction sur un cimetière musulman de Jaffa

Le Conseil islamique de Jaffa affirme que la municipalité n'a pas de permis valide pour cela ; le juge demande l'arrêt des travaux jusqu'à l'audience du 22 juillet

La police arrête des manifestants ayant jeté des pierres, brûlé des poubelles pour protester contre la décision de démolir le cimetière de Jaffa, le 10 juin 2020. (Police israélienne)
La police arrête des manifestants ayant jeté des pierres, brûlé des poubelles pour protester contre la décision de démolir le cimetière de Jaffa, le 10 juin 2020. (Police israélienne)

Le tribunal de district de Tel-Aviv a émis une injonction mercredi contre les travaux de construction d’un refuge pour sans-abri à Jaffa, au milieu des protestations continues après qu’il a été découvert lors des travaux que le terrain était un ancien cimetière musulman.

Cette décision est intervenue après que le Conseil islamique de Jaffa a saisi le tribunal contre la municipalité de Tel-Aviv-Jaffa, affirmant que son permis de construire avait expiré.

Le juge Limor Bibi ne s’est pas prononcé sur cette question, mais a fixé une audience au 22 juillet et statué que les travaux devraient être interrompus jusqu’à ce que la question soit clarifiée.

La municipalité a déclaré qu’elle respectait l’ordonnance du tribunal et avait arrêté les travaux de construction.

Ce projet de construction sur le cimetière a déclenché des journées de manifestations enflammées à Jaffa, une ville à prédominance arabe qui fait partie de la municipalité de Tel-Aviv.

Malgré la décision du tribunal, les protestations ont repris mercredi matin lorsque des manifestants se sont rassemblés autour du site et ont demandé que les outils et les véhicules de construction soient retirés et qu’on les laisse entrer sur le chantier.

Certains ont été arrêtés par la police après avoir tenté de s’introduire dans l’enceinte, après des émeutes, des jets de pierres et l’utilisation de gaz lacrymogènes sur les forces de l’ordre, selon les autorités. La police israélienne a indiqué qu’une route adjacente avait été temporairement bloquée en raison de la manifestation.

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