Le vaccin contre la COVID efficace à 90 % chez les patients atteints de cancer
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Le vaccin contre la COVID efficace à 90 % chez les patients atteints de cancer

Des chercheurs israéliens ont découvert que les patients en oncologie développent de fortes réponses en anticorps, dissipant les craintes d'une protection nettement plus faible

Image d'illustration : un médecin prépare des médicaments de chimiothérapie aux National Institutes of Health de Bethesda, dans le Maryland, le mardi 24 mars 2009. (Crédit : AP Photo/J. Scott Applewhite)
Image d'illustration : un médecin prépare des médicaments de chimiothérapie aux National Institutes of Health de Bethesda, dans le Maryland, le mardi 24 mars 2009. (Crédit : AP Photo/J. Scott Applewhite)

Neuf patients en oncologie sur dix développent des taux d’anticorps élevés après avoir reçu le vaccin COVID : c’est la découverte faite par un groupe de chercheurs israéliens, apaisant les craintes de voir les personnes luttant contre le cancer risquer d’avoir une protection beaucoup plus faible.

Les médecins de l’hôpital Beilinson de Petah Tikva ont suivi 102 patients atteints de cancer après leur avoir inoculé deux doses du vaccin Pfizer, dans le cadre d’une étude publiée dans la revue JAMA Oncology. Seuls 10 d’entre eux n’ont pas réussi à générer un nombre significatif d’anticorps.

« Nous avons constaté qu’il existe un niveau d’anticorps suffisamment élevé pour assurer une protection complète à 90 % des patients en oncologie qui suivent un traitement anti-cancéreux actif », a déclaré le professeur Salomon Stemmer, directeur de la recherche en oncologie à Beilinson. « C’est une excellente nouvelle, avec un impact potentiel énorme ».

« Ces résultats sont très importants car ils permettent aux patients de se sentir bien et en confiance, et de continuer de mener une vie normale. Pendant la pandémie, de nombreux patients atteints de cancer sont restés chez eux et avaient même peur de se rendre dans les cliniques, c’est donc très significatif, » a-t-il déclaré au Times of Israel.

Un Israélien reçoit la deuxième dose du vaccin Pfizer-BioNTech COVID-19 dans un centre de vaccination contre les coronavirus à Tel Aviv, le lundi 25 janvier 2021. (Crédit : AP Photo/Oded Balilty)

Il a reconnu que le taux d’anticorps développé chez les patients atteints de cancer était plus faible que dans un groupe témoin de 78 personnes en bonne santé, qui ont toutes développé des anticorps. Il a aussi admis que la quantité d’anticorps était nettement inférieure.

Il a néanmoins insisté sur le fait que les résultats étaient impressionnants. « Bien que les niveaux d’anticorps des patients atteints de cancer soient inférieurs à ceux des autres, ils sont toutefois 20 fois supérieurs au seuil à partir duquel vous êtes considéré comme positif aux anticorps », a-t-il déclaré.

Illustration : un patient en chimiothérapie hospitalisé (iStock via Getty Images)

Stemmer a mené l’étude au Davidoff Cancer Center de l’hôpital Beilinson. Elle consistait à vérifier les niveaux d’anticorps de patients de tous âges suivant un traitement contre divers cancers.

Il a déclaré que le taux élevé de vaccination en Israël lui a permis d’avoir accès à un grand nombre de malades du cancer ayant reçu le vaccin.

« Le fait qu’Israël soit à l’avant-garde de la lutte mondiale contre la COVID-19, avec le taux le plus élevé de citoyens vaccinés, nous a donné la possibilité non seulement de combattre la pandémie mais aussi de recueillir de nombreuses données sur le vaccin », a-t-il déclaré.

M. Stemmer a souligné que l’étude était toujours en cours, et qu’il continuait à surveiller les patients atteints de cancer au cas où leur taux d’anticorps présenterait une baisse inhabituelle, auquel cas il pourrait recommander une troisième dose « de rappel » pour ceux qui se battent contre le cancer.

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