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Législatives : Deux candidates LFI critiquées pour s’afficher avec Jeremy Corbyn

L' antisémitisme s'était développé au sein du Labour sous la présidence de Jeremy Corbyn ; une instance indépendante avait conclu à des "défaillances inexcusables"

Le dirigeant du Parti travailliste Jeremy Corbyn quitte son domicile à Islington, au nord de Londres, le 16 décembre 2019. (Isabel Infantes/PA via AP)
Le dirigeant du Parti travailliste Jeremy Corbyn quitte son domicile à Islington, au nord de Londres, le 16 décembre 2019. (Isabel Infantes/PA via AP)

Deux candidates LFI aux législatives à Paris, Danièle Obono et Danielle Simonnet, ont été vilipendées par leurs concurrents et la Licra samedi pour s’être affichées avec Jeremy Corbyn, ex-patron du Parti travailliste britannique exclu de son groupe parlementaire pour laxisme face à l’antisémitisme.

Jeremy Corbyn a tweeté une photo de campagne à Paris où il est venu soutenir la députée sortante Danièle Obono (17e circonscription) et la conseillère de Paris Danielle Simonnet (15e circonscription), en lice avec l’alliance à gauche Nupes.

Mme Simonnet a relayé le tweet et fait part dans un autre message vendredi de son « émotion » et sa « fierté » de recevoir Jeremy Corbyn.

Sa rivale socialiste et députée sortante Lamia El Aaraje a aussitôt attaqué l’Insoumise : « Les masques tombent : inviter et afficher le soutien de Jeremy Corbyn, écarté du Labour Party et du groupe pour complaisance avec l’antisémitisme en Angleterre, après 1 000 plaintes enregistrées par ce parti, est une honte dont est fière Danielle Simonnet », a-t-elle tweeté.

Des cadres socialistes ont repris cette critique, en pleine guerre des gauches dans ce XXe arrondissement de Paris, où Lamia El Aaraje a maintenu sa candidature avec l’aval du PS malgré l’accord à gauche derrière Jean-Luc Mélenchon.

La Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) a aussi fustigé la photo et « la fierté » de Mme Simonnet, reprochant à M. Corbyn, à la tête du Parti travailliste de septembre 2015 à avril 2020, d’avoir « couvert » l’antisémitisme, ce dont M. Corbyn se défend.

Le Labour avait fait l’objet d’une enquête menée par un organisme indépendant, le Comité pour l’égalité et les droits humains (EHRC), qui avait conclu fin octobre 2020 à des défaillances « inexcusables » résultant d’un « manque de volonté de s’attaquer à l’antisémitisme » au sein du parti.

Corbyn, 73 ans, avait un temps été suspendu du parti, avant d’annoncer sa réintégration, après une décision favorable du Comité des différends du parti.

Mais le Labour l’a exclu du groupe parlementaire en novembre 2020.

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