Les Arabes et les femmes sont sous-représentés dans la haute technologie
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Les Arabes et les femmes sont sous-représentés dans la haute technologie

L'étude du ministère des Finances montre que les Arabes représentent seulement 1,4 % de la main-d'œuvre technologique et qu’ils ne bénéficient pas du réseautage et du mentorat

les femmes ultra-orthodoxes travaillant dans une société israélienne spécialisée en haute technologie (Crédit : Abir Sultan / Flash90)
les femmes ultra-orthodoxes travaillant dans une société israélienne spécialisée en haute technologie (Crédit : Abir Sultan / Flash90)

La main-d’œuvre de la haute technologie d’Israël manque de diversité et se caractérise par un nombre élevé d’hommes juifs et non orthodoxes, alors que les femmes, les Arabes et les populations ultra-orthodoxes restent sous-représentés, selon un rapport publié par le ministère des Finances.

Les hommes juifs non-Haredim représentent environ 74 % de la main-d’œuvre bien rémunérée de la haute technologie. Les femmes juives et non-Haredim représentent environ 24 % de cette partie de la population et les hommes arabes seulement 1,3 %.

L’étude portait sur des personnes nées entre 1975 et 1985. Elle a comparé les hommes juifs non ultra-orthodoxes représentant environ 38 % de la main-d’œuvre totale en Israël et les femmes qui représentent 40 % de cette partie de la population. Les hommes arabes nés dans cette même période représentent près de 11 % de la main-d’œuvre israélienne totale, selon les données du ministère des Finances.

Les Arabes, hommes et femmes, nés en 1975-1985 représentent seulement 1,4 % des employés de la haute technologie, contre 17,4 % des Arabes dans la main-d’œuvre totale née sur cette même période.

L’intégration des Arabes dans le monde de la haute technologie en Israël reste faible, même si, en 2016, le nombre d’Arabes qui étudiaient pour obtenir des diplômes pertinents était quatre fois plus élevé qu’il ne l’était auparavant, selon l’étude.

Cependant, les étudiants arabes ont tendance à abandonner leurs études plus que les étudiants juifs, a précisé l’étude, et leur intégration dans l’industrie, même après avoir terminé leurs études, reste faible.

L’étude a montré qu’il y avait une corrélation élevée entre des scores élevés des tests psychométriques et les chances de devenir un professionnel dans la haute technologie. Cette corrélation était élevée pour les hommes juifs, mais plus faible pour les femmes et les Arabes.

Les hommes juifs avec des scores élevés avaient près de 50 % de chances de devenir des professionnels dans la haute technologie, alors que les femmes n’avaient que 30 % de chances et les hommes arabes avaient 28 % de chances d’atteindre le même niveau professionnel. Pour les femmes arabes, la corrélation était inférieure à 10 %.

« En d’autres termes, les chances de devenir un professionnel de la haute technologie se développent en fonction de la capacité… mais la capacité ne traduit pas la réalité entière », a déclaré le rapport.

Les données suggèrent que les écarts entre les hommes et les femmes juifs et les Arabes et les Juifs proviennent d’autres facteurs, y compris des stéréotypes, du manque de modèles et les possibilités de networking.

Les décideurs devraient veiller à ce que, parallèlement à l’augmentation du niveau d’éducation pour l’ensemble de la population et des efforts pour pousser les personnes à entamer des études universitaires, des « outils politiques spécifiques » devraient être mis en place pour éliminer les obstacles à la diversité dans le secteur de la haute technologie qui souffre d’une pénurie de main-d’œuvre adéquate.

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