Les avocats de Netanyahu demandent le réexamen de l’affaire des pots-de-vin
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Les avocats de Netanyahu demandent le réexamen de l’affaire des pots-de-vin

L'ancien enquêteur principal Roni Rittman croyait que les accusations d'agression sexuelle qui ont conduit à sa démission étaient orchestrées par le Premier ministre

Le directeur de l'unité anti-corruption de la police Lahav 433, Roni Rittman, arrive au département des investigations sur la police, à Jérusalem, en décembre 2015 (Crédit : Hadas Parush/Flash90)
Le directeur de l'unité anti-corruption de la police Lahav 433, Roni Rittman, arrive au département des investigations sur la police, à Jérusalem, en décembre 2015 (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

Les avocats représentant la famille Netanyahu ont demandé mardi au procureur général de réexaminer les preuves recueillies par l’ancien chef de l’unité anti-corruption de la police, affirmant que le major-général Roni Rittman avait un parti-pris contre le Premier ministre et son épouse.

La lettre adressée à Avichai Mandelblit soutient que Rittman, qui était à la tête de l’unité anti-fraude Lahav 433, croyait que les Netanyahu étaient derrière les allégations d’agression sexuelle qui l’ont forcé à démissionner plus tôt cette année, et que son enquête n’était pas objective.

« Cela fait peser de gros doutes sur les enquêtes menées par Rittman sur la famille Netanyahu, et toute preuve concernant le couple Netanyahu faisant l’objet d’une enquête par son unité est sujette à caution », indiquait la lettre signée par les avocats Yossi Cohen et Yaakov Weinroth. « Par conséquent, nous vous demandons de réexaminer les enquêtes. »

Rittman a démissionné en février sur fond d’allégations selon lesquelles il aurait harcelé sexuellement deux subalternes en 2011. Il a nié les allégations et a laissé entendre qu’il s’agissait d’un complot visant à le faire tomber.

Le quotidien Haaretz a rapporté plus tôt mardi que Rittman a demandé aux enquêteurs qui enquêtaient sur les allégations d’inconduite sexuelle contre lui si les allégations étaient liées à l’enquête de son unité sur les dépenses illégales des Netanyahu. Il a demandé au département des enquêtes internes de la police (DEIP) de vérifier si le procureur Shai Nitzan, nommé par Netanyahu, était impliqué dans l’affaire contre lui.

Selon l’article, les enquêteurs du DEIP n’ont trouvé aucune preuve d’ingérence dans l’affaire Rittman et ont confirmé que les allégations d’inconduite sexuelle étaient fondées.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et son épouse Sara, à Jérusalem, le 16 mai 2018. (Yonatan Sindel/ Flash90)

Rittman a été accusé de deux cas de harcèlement sexuel en 2011, dont celui d’avoir embrassé une subalterne contre son gré. Rittman a nié les allégations et a prétendu que quelqu’un essayait de le piéger. En 2015, au cours de l’enquête, il a été mis en congé forcé.

Aucun acte d’accusation n’a jamais été déposé contre Rittman en raison de « problèmes de preuve ».

Après une brève exclusion, le chef de la police Roni Alsheich l’a réintégré à la tête de Lahav 433, mais en novembre de l’année dernière, la Cour suprême de justice a rejeté sa nomination au poste le plus élevé à la lumière des allégations d’inconduite sexuelle. Rittman a démissionné deux mois plus tard.

Durant cette période, Netanyahu a lancé des attaques cinglantes contre les officiers qui enquêtaient sur lui, y compris Rittman.

Le Premier ministre a déclaré que les allégations de Rittman selon lesquelles les accusations d’inconduite sexuelle étaient un complot auraient dû l’empêcher de diriger l’enquête.

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