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Les Etats-Unis et l’Arabie saoudite finalisent un accord d’armes à 300 mds $

Avant la visite de Trump au Moyen Orient, un responsable de la Maison Blanche explique que ces contrats d'armes majeurs ne viendront pas nuire à l'avantage militaire israélien

Le président américain Donald Trump et le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, qui est aussi ministre de la Défense, dans le Bureau ovale de la Maison Blanche, le 14 mars 2017. (Crédit : Nicholas Kamm/AFP)
Le président américain Donald Trump et le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, qui est aussi ministre de la Défense, dans le Bureau ovale de la Maison Blanche, le 14 mars 2017. (Crédit : Nicholas Kamm/AFP)

Les Etats-Unis et l’Arabie saoudite seraient au stade des « dernières phases » de négociations portant sur une série d’accords de vente d’armement en amont de la visite à Riyad du président américain Donald Trump le week-end prochain.

Un haut-responsable de la Maison Blanche a confié à Reuters ce week-end que ces accords, dont le montant s’élèverait à plus de 300 milliards de dollars, auraient pour objectif de renforcer les capacités de défense de Riyad tout en maintenant l’avantage qualitatif d’Israël au Moyen Orient.

« Nous sommes dans les phases finales d’une série d’accords », a déclaré le responsable à l’agence vendredi, sous couvert d’anonymat. « C’est bon pour l’économie américaine mais cela sera également bon en termes de construction d’une capacité appropriée pour répondre aux défis de la région. »

« Israël maintiendra encore son avance », a ajouté le responsable.

Trump devrait s’envoler pour l’Arabie saoudite le 19 mai dans le cadre de son premier voyage à l’étranger depuis qu’il a accédé à la présidence, et il se rendra ensuite en Israël. Il devrait également aller au Vatican et assister aux sommets de l’OTAN et du G7 à Bruxelles et en Italie.

Les contrats d’armement proposés devraient intégrer le système anti missile de défense en haute-altitude THAAD (Terminal High Altitude Area Defense anti-missile system), qui coûte un milliard de dollars et qui a récemment été déployé par les Etats-Unis en Corée du Sud contre la menace représentée par les missiles nord-coréens.

L’acquisition de véhicules de combat Bradley, de pièces d’artillerie M109 ainsi que de navire de combat Littoral seraient également discutés, selon Reuters.

Illustration : Un hélicoptère Apache durant un exercice militaire à Hafr al-Batin, en Arabie saoudite le 10 mars 2016 (Crédit : Fayez Nureldine/AFP)
Illustration : Un hélicoptère Apache durant un exercice militaire à Hafr al-Batin, en Arabie saoudite le 10 mars 2016 (Crédit : Fayez Nureldine/AFP)

De plus, des munitions pour un montant d’un milliard de dollars figureraient également au menu des tractations, comme des ogives anti-blindage et des bombes à guidage laser.

Un accord d’armement de cette importance devra nécessiter l’approbation du Congrès, exigée au niveau législatif pour s’assurer qu’aucune vente d’armes potentielle ne viendra mettre en péril l’avantage militaire d’Israël.

Un certain nombre de législateurs américains se sont précédemment opposés à des ventes d’armes à l’Arabie saoudite, inquiets de l’implication du royaume dans la guerre au Yémen, même si les partisans expliquent que ces acquisitions sont nécessaires pour dissuader l’Iran et combattre le groupe terroriste de l’Etat islamique.

La semaine dernière, le ministre des Affaires étrangères saoudien, Adel al-Jubeir, a rencontré des législateurs et de hauts responsables américains à Washington, dont le secrétaire d’Etat Rex Tillerson.

Des membres de cette délégation saoudienne se sont également entretenus avec des responsables de la Maison Blanche lundi et mardi pour préparer la visite de Trump. Ils ont également évoqué l’accord de ventes d’armes et la répression du financement des activités terroristes, selon Reuters.

Cela fait longtemps que les Etats-Unis sont le premier pourvoyeur d’armes de l’Arabie saoudite, depuis que le président américain Franklin Roosevelt avait promis de garantir la sécurité du pays en échange d’un accès aux réserves pétrolières abondantes du royaume au cours d’une réunion organisée en 1945 avec Ibn Saoud, fondateur de l’état saoudien moderne.

Durant l’étape israélienne de son voyage au Moyen Orient, Trump rencontrera le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le président Reuven Rivlin, ainsi que le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.

Trump devrait utiliser cette visite pour avancer son objectif, à savoir jouer un rôle de médiateur au cours de futures négociations entre Israéliens et Palestiniens.

Des agences ont contribué à cet article.

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