Les mêmes vaccins rejetés par l’AP sont administrés « à nos enfants » – Chezy Levy
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Les mêmes vaccins rejetés par l’AP sont administrés « à nos enfants » – Chezy Levy

Les Palestiniens ont renvoyé 90 000 vaccins expirant fin juin, affirmant qu'ils n'étaient pas bons ; Israël utilise des doses similaires pour vacciner les jeunes de 12 à 15 ans

Des flacons du vaccin Pfizer-BioNTech COVID-19 à l'hôpital Ichilov de Tel Aviv, le 20 décembre 2020. (AP Photo/Ariel Schalit)
Des flacons du vaccin Pfizer-BioNTech COVID-19 à l'hôpital Ichilov de Tel Aviv, le 20 décembre 2020. (AP Photo/Ariel Schalit)

Le directeur-général du ministère de la Santé Chez Levy a indiqué lundi que l’État juif utilisait actuellement les mêmes vaccins rejetés par l’Autorité palestinienne en les administrant à sa propre population.

Vendredi, l’AP avait accepté un accord avec Israël concernant la livraison d’environ un million de doses du vaccin Pfizer-BioNTech, avant de revenir sur sa décision en affirmant que la date d’expiration des 100 000 premières doses délivrées était trop proche.

La ministre de la Santé palestinienne Mai al-Kaila avait estimé que les vaccins « ne respectaient pas les normes, et nous avons donc décidé de les rendre ». L’AP a expliqué dimanche qu’elle chercherait à renégocier l’accord.

Mais Levy a déclaré que les doses étaient tout à fait utilisables et qu’Israël les administrait actuellement dans le cadre de la campagne de vaccination des jeunes adolescents de 12 à 15 ans.

« Nous n’avons pas livré un seul vaccin aux Palestiniens qui ait expiré. Nous avons livré exactement les mêmes vaccins que ceux que nous utilisons en ce moment même pour immuniser notre population et nos enfants », a noté Levy devant les caméras de la Douzième chaîne en expliquant que l’approvisionnement initial qui a été remis aux Palestiniens contenait des vaccins expirant à la fin du mois de juin, et que les livraisons suivantes contiendraient des doses dont la date d’expiration serait plus éloignée.

Une journaliste du Times of Israël a fait savoir que ses enfants ont été vaccinés, lundi, à l’aide de doses qui doivent expirer fin juin.

Levy a refusé de tenter d’expliquer les motivations à l’origine du refus de l’Autorité palestinienne d’accepter les doses – « c’est à eux de nous l’expliquer » – ajoutant que l’État juif continuerait à essayer de les aider à obtenir des vaccins.

« Les vaccins sont sortis d’entrepôts soumis aux contrôles les plus rigoureux, et ils ont été conservés à la bonne température. Tout ce que nous leur avons donné était absolument recevable », a-t-il continué.

Un enfant israélien reçoit un vaccin COVID-19, au centre de vaccination Clalit à Petah Tikva, le 6 juin 2021. (Crédit : Flash90)

Le ministre de la Défense avait également dit, dans la matinée, qu’Israël continuerait à tenter de fournir des vaccins aux Palestiniens.

Levy a aussi vivement recommandé aux adolescents de se faire immuniser dans le cadre de cette nouvelle campagne gouvernementale et alors que le nombre de cas de coronavirus ne cesse d’augmenter chez les jeunes. Il a affirmé qu’entre 20 000 et 21 000 mineurs âgés de 12 à 15 ans ont été vaccinés depuis que le pays a abaissé l’âge minimum de la vaccination à 12 ans, il y a deux semaines.

De leur côté, trois pays sont entrés en contact avec Israël pour s’enquérir de la possibilité d’obtenir les vaccins qui ont été rejetés par les Palestiniens si Ramallah persistait à les refuser, a fait savoir le journal Haaretz dans la journée de dimanche.

Citant une source diplomatique anonyme, le journal a précisé que l’État juif était en contact avec ces pays au sujet d’une série de doses expirant au mois de juillet.

Si un accord est conclu, il contiendrait les mêmes dispositions que celui contracté avec les Palestiniens – prévoyant qu’Israël serait remboursé par le biais de livraisons de vaccin futures faites à ces pays. L’arrangement devra être approuvé par Pfizer.

Ramallah a été lent à mettre en place la vaccination au coronavirus – et moins d’un cinquième de la population palestinienne, en Cisjordanie, a été immunisée.

Malgré la campagne de vaccination très réussie en Israël, l’État juif connaît depuis quelques jours une hausse du nombre de nouveaux cas de COVID-19 suite à deux clusters qui ont été identifiés à Binyamina et à Modiin, où des dizaines d’enfants non-vaccinés ont été testés positifs au coronavirus. Le ministère de la Santé a réinstitué, dimanche, l’obligation du port du masque dans les écoles de ces deux villes.

Lundi après-midi, il y avait 387 cas actifs en Israël avec 48 nouveaux cas qui ont été confirmés dans la journée de dimanche.

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