Maintien des services sociaux israéliens francophones jusqu’à fin 2018
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Maintien des services sociaux israéliens francophones jusqu’à fin 2018

Haïm Katz, ministre du Travail et des Affaires sociales a fait annuler la lettre de non-reconduction reçue par les fonctionnaires francophones

Haim Katz, ministre du Travail et des Affaires sociales, avant la réunion hebdomadaire du cabinet, le 25 juin 2017 (Crédit : Marc Israel Sellem/POOL)
Haim Katz, ministre du Travail et des Affaires sociales, avant la réunion hebdomadaire du cabinet, le 25 juin 2017 (Crédit : Marc Israel Sellem/POOL)

Les postes francophones dans les administrations de villes israéliennes à forte densité d’olim francophones seront maintenus jusqu’à la fin de l’année 2018, a annoncé le bureau du Travail. L’annonce de la fin de cette aide, jugée essentielle par l’association francophone Qualita, avait provoquée une levée de boucliers, les critiques rappelant à Benjamin Netanyahu sa promesse de tout faire pour aider l’immigration française en 2015.

« Nous sommes heureux de vous informer que le ministre du Travail et des Affaires sociales, M. Haïm Katz, a pris la décision de garder actif le programme « modèle d’absorption pour les localités ».

Haïm Katz a annoncé que « le budget est reconduit jusqu’à la fin 2018 » et que la lettre qui mettait fin au contrat de ces fonctionnaires francophones est « annulée ». Les employés concernés, travaillant dans les services sociaux de Jérusalem, de Eilat et d’autres villes sont ainsi assurés de garder leur emploi jusqu’à la fin 2018.

En janvier 2015, rappelle Haaretz, afin d’encourager l’alyah, le cabinet du Premier ministre avait décidé d’élargir les services sociaux aux immigrants français.

Ainsi, les villes qui accueillent traditionnellement le plus de Français, Netanyah, Jérusalem, Ashdod, Tel Aviv et Hadera, s’étaient vues allouées un budget spécial pour embaucher du personnel francophone dédié à l’accueil des olim de France.

Ariel Kandel, directeur de Qualita, association d’aide à l’alyah pour les Français, avait publiquement regretté cette décision, ces budgets ayant permis à des francophones de se tourner pour la première fois vers des services sociaux, vers qui ils ne se tournaient pas, faute de maîtrise de la langue.

« Il y a actuellement 100 000 francophones en Israël, et nombre d’entre eux ne maîtrisent pas encore l’hébreu. Cette suppression va rendre la vie des plus vulnérables encore plus difficile. » avait-il ajouté.

Selon Kandel, « une vingtaine de travailleurs sociaux francophones qui officient dans cinq mairies ont reçu une lettre leur annonçant que les services d’accompagnement qu’ils assuraient vont être supprimés à la fin de l’année. »

Parmi les raisons avancées, Kandel a évoqué la baisse prévue cette année de 25 % du nombre d’immigrants français, atteignant le chiffre de 3 500, soit deux fois moins qu’il y a trois ans.

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