Lettre ouverte d’Ilhan Omar et d’une collègue juive sur la suprématie blanche
Rechercher

Lettre ouverte d’Ilhan Omar et d’une collègue juive sur la suprématie blanche

Pour les deux représentantes au Congrès américain, les communautés juive et musulmane doivent affronter "les maux jumeaux des violences antisémites et islamophobes"

Les représentantes américaines au congrès  Ilhan Omar, à droite, et  Jan Schakowsky. (Crédit : site internet d'Ilhan Omar)
Les représentantes américaines au congrès Ilhan Omar, à droite, et Jan Schakowsky. (Crédit : site internet d'Ilhan Omar)

WASHINGTON (JTA) — Les représentantes au Congrès américain Ilhan Omar et Jan Schakowsky se sont unies par le biais d’un appel, réclamant le passage à l’action face à une hausse des expressions meurtrières découlant de l’idéologie du nationalisme blanc.

« En tant qu’Américaine musulmane et en tant qu’Américaine juive élues au Congrès des Etats-Unis, nous ne pouvons plus garder le silence alors que le terrorisme frappe nos communautés », ont écrit les deux élues dans une lettre ouverte apparue mardi sur le site de CNN.

« Nous ne pouvons pas permettre à ceux qui cherchent à nous diviser et à nous intimider d’atteindre leurs objectifs. Quelles que soient nos différences, nos deux communautés, juive et musulmane, devons nous rassembler pour nous attaquer aux maux conjugués des violences antisémites et islamophobes ».

Elles ont fait référence dans leur appel à deux fusillades meurtrières ayant pris pour cible des synagogues américaines, l’année dernière à Pittsburgh et le mois dernier à Poway, en Californie, évoquant également une série d’incendies dans des mosquées et le massacre commis dans l’année dans deux lieux de culte musulmans de Christchurch, en Nouvelle-Zélande.

John T. Earnest comparaît pour son audience de mise en accusation le mardi 30 avril 2019 à San Diego. (Crédit : Nelvin C. Cepeda / Union de San Diego-Tribune via AP, Pool)

Elles ont accusé l’administration Trump d’avoir minimisé la menace, notant l’ambiguïté affichée par le président américain Donald Trump en 2017 lors de la condamnation d’une marche néonazie meurtrière à Charlottesville, en Virginie, et la coupure des fonds en faveur d’un certain nombre de programmes fédéraux de suivi des extrémistes de droite.

« S’attaquer à cette haine ne devrait pas être une question partisane aux Etats-Unis », ont noté les deux femmes. « Pourtant l’actuelle administration a manifestement échoué à prendre en charge sa recrudescence. »

Omar a suscité la controverse pour des déclarations qui, selon les républicains et certains démocrates, invoquaient certains tropes antisémites. Elle s’est excusé pour certains, mais pas pour tous.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...