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L’ex-otage Nimrod Cohen dit vouloir réintégrer l’armée

Un cadre structuré et un retour à une certaine idée de routine l'aideront à se rétablir de l'épreuve qu'il a traversée, explique l'ancien captif

Nimrod Cohen s'exprime sur N12, février 2026. (Capture d'écran/N12)
Nimrod Cohen s'exprime sur N12, février 2026. (Capture d'écran/N12)

L’ancien otage Nimrod Cohen a expliqué désirer reprendre son service au sein de l’armée, environ quatre mois après son retour de captivité dans la bande de Gaza, où il est resté deux ans.

Cohen a indiqué vendredi à la chaîne d’information N12 qu’il pensait qu’avoir un cadre structuré et une routine était très important pour son rétablissement, ajoutant penser que Tsahal sera particulièrement sensible à ses besoins et à ses capacités alors même qu’il se remet d’une épreuve extrêmement traumatisante.

« C’est histoire d’avoir un certain cadre », a-t-il dit. « Rester à la maison, ce n’est pas ce que j’ai envie de faire. Entrer dans un cadre de travail, dans le civil, ce serait un peu plus compliqué. Dans un cadre militaire, ils savent qui se trouve devant eux et comment aborder la situation. Ils savent ce qui pourrait me convenir, que ce soit rester assis devant un ordinateur ou être plus actif ».

Cohen avait été kidnappé, le 7 octobre 2023, à la base Nahal Oz de l’armée israélienne, à proximité de la frontière avec Gaza, environ 10 mois après avoir commencé son service militaire dans les blindés. Il avait été enlevé dans son char et les autres membres de l’équipage avaient été tués. Cohen, qui avait 19 ans, avait été l’une des 251 personnes qui avaient été prises en otage ce jour-là, quand les terroristes du Hamas avaient ravagé les communautés et les bases militaires proches de la frontière, tuant plus de 1 200 personnes, des civils en majorité.

Cohen a finalement été remis en liberté le 13 octobre 2025, après 738 jours de captivité, dans le cadre du cessez-le-feu à Gaza qui a permis aux 20 otages encore en vie d’être relâchés.

Les corps sans vie des 28 captifs restants ont ensuite été restitués.

Sa famille a raconté qu’il avait été détenu dans une cage dans un tunnel pendant la majeure partie de sa captivité, où il avait été torturé, interrogé et maltraité.

Cohen a confié, devant les caméras de N12, qu’il souhaitait également jouer un rôle « significatif » maintenant qu’il était libre.

« Je n’ai pas vraiment l’impression d’avoir accompli mon service, de mon point de vue », a-t-il dit. « J’ai servi pendant 10 mois jusqu’à ce que je sois kidnappé. Sur le plan opérationnel, j’ai eu environ deux mois. Le reste du temps, j’ai été en formation ou en exercice et je n’ai pas vraiment fait ce que je considère être comme un service significatif. »

Nimrod Cohen, ancien otage, s’adresse à la foule durant un rassemblement sur la place des Otages à Tel Aviv pour demander la libération des otages encore détenus par le Hamas, le 8 novembre 2025. (Crédit : Paulina Patimer/Forum des familles d’otages et de personnes disparues)

Il a ajouté : « Le meilleur remède, pour une personne, c’est d’être active et de garder une certaine routine. Rester à la maison toute la journée, ce serait horrible. »

Quant à prendre plus de temps libre, Cohen a expliqué que cette formule aussi avait ses limites. « Combien de temps peut-on réellement voyager ? », s’est-il interrogé. « J’ai voyagé deux fois [depuis ma libération]. Après ces voyages, j’ai senti que j’avais besoin de me reposer un peu chez moi. »

Cohen s’était rendu sur la place des Otages à Tel Aviv un mois après sa libération, pour remercier les soldats de l’armée israélienne, les Israéliens qui s’étaient rassemblés chaque semaine pour défendre la cause des captifs pendant toute la guerre et le président américain Donald Trump pour avoir contribué à garantir son rapatriement. Il avait également rendu hommage à Oz Daniel, Omer Neutra et Shaked Dahan, les trois membres de son équipage de char qui avaient été tués.

« Quand j’étais en enfer à Gaza, dans les tunnels », avait-il confié, ses ravisseurs « n’arrêtaient pas de nous dire que le peuple israélien nous avait abandonnés. Que personne ne descendait dans la rue pour manifester et se battre pour nous. Que la vie continuait et que personne ne s’en souciait. »

« Mais le jour où nous sommes rentrés chez nous, au moment même où j’ai franchi la frontière pour revenir dans le pays, j’ai réalisé que tout cela n’était que mensonges », avait ajouté Cohen, se souvenant des milliers de personnes qu’il avait vues alignées dans les rues et applaudissant le retour des 20 derniers otages.

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