Liban : Américains et Européens s’accordent sur une prolongation du mandat de la FINUL
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Liban : Américains et Européens s’accordent sur une prolongation du mandat de la FINUL

“La résolution demande à la FINUL de redoubler d'efforts [...] pour qu'il n'y ait pas d'armes et de terroristes” dans le sud du Liban, a déclaré Nikki Haley

Nikki Haley, ambassadrice des Etats-Unis aux Nations unies, pendant une réunion du Conseil de sécurité, à New York, le 29 août 2017. (Crédit : Spencer Platt/Getty Images/AFP)
Nikki Haley, ambassadrice des Etats-Unis aux Nations unies, pendant une réunion du Conseil de sécurité, à New York, le 29 août 2017. (Crédit : Spencer Platt/Getty Images/AFP)

Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté mercredi à l’unanimité une résolution prolongeant d’un an le mandat des Casques bleus de la FINUL au Liban, après des dissensions avec Washington qui voulait renforcer fortement son mandat.

Des négociations ardues ont été menées jusqu’au vote pour rapprocher les points de vue entre Américains et notamment les Européens, au premier rang desquels figuraient l’Italie et la France, gros contributeurs de troupes à la FINUL, selon des diplomates.

« Les nuages de la guerre s’accumulent » dans le sud du Liban et « la résolution demande à la FINUL de redoubler d’efforts […] pour qu’il n’y ait pas d’armes et de terroristes » dans cette zone, a déclaré après le vote l’ambassadrice américaine à l’ONU, Nikki Haley, en se félicitant d’un mandat plus fort pour les Casques bleus.

« La situation reste très difficile » dans le sud du Liban, avec notamment l’ « accumulation d’un arsenal […] qui échappe au contrôle du gouvernement » libanais, a-t-elle ajouté.

Un membre du Hezbollah dans un champ proche de Naqura, à la frontière libano-israélienne, le 20 avril 2017. (Crédit : Joseph Eid/AFP)
Un membre du Hezbollah dans un champ proche de Naqura, à la frontière libano-israélienne, le 20 avril 2017. (Crédit : Joseph Eid/AFP)

Washington, premier allié d’Israël, veut que la FINUL soit beaucoup plus active dans sa lutte contre les trafics d’armes dans le sud du Liban du groupe terroriste chiite Hezbollah.

« Les Etats-Unis ne vont pas rester les bras croisés alors que le Hezbollah se renforce pour préparer la guerre », a asséné Nikki Haley.

La France et l’Italie ont souligné de leur côté que le mandat de la FINUL gardait son essence, même si des modifications de langage ont été insérées ici et là dans le texte à la demande de Washington.

« La FINUL est un bien public régional » et la situation dans la zone « est globalement stable depuis dix ans », a déclaré la représentante adjointe de la France à l’ONU, Anne Gueguen. Elle a toutefois reconnu que « la FINUL pouvait faire plus et mieux. »

Un paragraphe dans le texte adopté prévoit de demander au secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, d’étudier les moyens de renforcer les efforts de la FINUL « dans son mandat et ses capacités actuelles. »

Ce paragraphe « ne modifie pas le mandat de la FINUL », a souligné l’ambassadeur italien à l’ONU, Sebastiano Cardi.

Depuis 2006 et la fin d’une guerre entre Israël et le Hezbollah, les Casques bleus sont garants d’un cessez-le-feu et d’un retrait israélien d’une zone tampon à la frontière israélo-libanaise. Ils doivent assurer la sécurité et aider le gouvernement libanais à asseoir son autorité dans la région. La FINUL est présente au Liban depuis 1978.

La FINUL compte aujourd’hui quelque 10 500 Casques bleus.

L’équipe du Times of Israël a contribué à cet article.

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