Liberman : il est temps de mettre fin aux échanges de prisonniers
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Liberman : il est temps de mettre fin aux échanges de prisonniers

Le ministre de la Défense s'est entretenu avec Antonio Guterres de la menace que représentent le Hezbollah et le Hamas pour la sécurité d'Israël

Antonio Guterres, secrétaire général des Nations unies, avec Avigdor Liberman, ministre de la Défense, à Jérusalem, le 28 août 2017. (Crédit : Ariel Harmoni/ministère de la Défense)
Antonio Guterres, secrétaire général des Nations unies, avec Avigdor Liberman, ministre de la Défense, à Jérusalem, le 28 août 2017. (Crédit : Ariel Harmoni/ministère de la Défense)

Le ministre de la Défense Avidgor Liberman a déclaré lundi qu’Israël ne peut pas garantir la restitution des dépouilles des soldats israéliens détenus par le Hamas, et de deux citoyens israéliens capturés par le groupe terroriste gazaouis à moins d’occuper l’enclave ou de capituler face aux exigences du groupe terroriste.

Liberman a affirmé au Times of Israël que toute autre solution exige de la patience.

Il a appelé Israël à changer de tactique et à cesser de relâcher des prisonniers détenus pour des délits sécuritaires, en échange de captifs israéliens.

« L’heure est venue de briser cette équation, qui a commencé avec l’accord Jibril, qui a permis à des personnes libérées de lancer et de commettre la première Intifada, et l’accord Shalit, qui a permis aux [prisonniers] de donner le ton au Hamas à Gaza, notamment le chef de l’organisation Yahya Sinwar. Ceux qui ont été relâchés lors de l’accord Shalit sont responsables du meurtre de [7] Israéliens », a déclaré Liberman.

Lors d’une rencontre avec le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, le ministre de la Défense a souligné que le Hamas n’a communiqué aucune information sur l’état de deux civils, Avraham Mengistu et Hisham al-Sayed, ni n’a autorisé des représentants de la Croix Rouge à les rencontrer.

Oron Shaul, Hadar Goldin et Avraham Mengistu. (Crédit : Flash 90/Times of Israel)
Oron Shaul, Hadar Goldin et Avraham Mengistu. (Crédit : Flash 90/Times of Israël)

« C’est cruel envers les familles des soldats et des civils, et j’attends de la communauté internationale et des Nations unies qu’elles fassent entendre leurs voix et fassent pression sur le Hamas », a dit Liberman.

Le chef du Hamas dans la bande de Gaza, Yahya Sinwar, a déclaré que le groupe terroriste négociera avec Israël via un médiateur, si l’État juif relâche d’abord des prisonniers palestiniens libérés en 2011 en échange de Gilad Shalit, et qui ont été ré-arrêtés par Israël pour des accusations de terrorisme.

Cette condition préliminaire a été rejetée par Israël.

Liberman a également accusé le président de l’Autorité palestinienne (AP) Mahmoud Abbas, qu’il a appelé par son nom de guerre Abu Mazen, de forcer Israël à entrer en guerre avec le Hamas.

« Abu Mazen rend la situation dans la bande de Gaza pire que ce qu’elle n’est, afin de causer un affrontement entre l’État d’Israël et le Hamas, dont il profitera à bien des aspects », a affirmé Liberman.

« Les responsables des terribles conditions de vie des résidents de la bande de Gaza sont Abu Mazen, qui n’a pas hésité à les sacrifier dans une guerre interne, et le Hamas, qui perçoit des impôts des résidents de Gaza, et qui réinvestit la quasi-totalité de cet argent en tunnels et en fabrication d’armes de contrebande, au lieu d’améliorer leurs conditions de vie », a-t-il ajouté.

Un membre du Hezbollah dans un champ proche de Naqura, à la frontière libano-israélienne, le 20 avril 2017. (Crédit : Joseph Eid/AFP)
Un membre du Hezbollah dans un champ proche de Naqura, à la frontière libano-israélienne, le 20 avril 2017. (Crédit : Joseph Eid/AFP)

Liberman a également dit à Guterres que le groupe terroriste du Hezbollah cachait des armes et des missiles dans les maisons des civils situées le long de la frontière entre Israël et le Liban

« Le Hezbollah place diverses armes, notamment des missiles et des roquettes, dans les maisons civiles des villes et des villages situés le long de la frontière, destinés aux citoyens israéliens, a déclaré Liberman. Le gouvernement libanais et les résidents du Sud Liban doivent savoir qu’Israël agira avec force si ces roquettes sont tirées vers ses citoyens. »

Il a réaffirmé les propos tenus par Netanyahu plus tôt dans la journée, concernant le centre de production de missiles créés par l’Iran au Liban.

Selon le ministre de la Défense, cette situation est « intolérable pour l’État d’Israël, et nous sommes déterminés à prévenir chaque menace sécuritaire qui pèserait sur les citoyens israéliens. »

Le ministre de la Défense s’est associé aux efforts de grande ampleur d’Israël et des États-Unis pour que la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) prenne davantage de mesures contre le Hezbollah.

Un convoi de la Force des Nations unies chargée d'observer le dégagement (FNUOD) quitte le côté syrien du plateau du Golan pour Israël, le 15 septembre 2014. (Crédit : AFP/Jalaa Marey)
Un convoi de la Force des Nations unies chargée d’observer le dégagement (FNUOD) quitte le côté syrien du plateau du Golan pour Israël, le 15 septembre 2014. (Crédit : AFP/Jalaa Marey)

« Le Hezbollah viole constamment la résolution 1701 de l’ONU », a déclaré Liberman, citant une résolution adoptée par le Conseil de sécurité des Nations unies, qui a permis la fin de la deuxième guerre du Liban en 2006. Dans le cadre de cette résolution, le Hezbollah doit rester au nord de la rivière Litani.

« La FINUL doit accomplir le mandat qui lui a été confié par l’ONU et faire appliquer la résolution 1701 », a ajouté Liberman.

Il a également évoqué l’autre force onusienne située à la frontière d’Israël, la Force des Nations unies chargée d’observer le dégagement (FNUOD).

« La FNUOD a l’importante mission de stabiliser la frontière syrienne, et par conséquent, nous sommes en faveur du maintien de son statut, de sa sécurité et de son retour à un service complet, afin qu’elle puisse remplir sa mission. »

Selon Liberman, la FNUOD peut aider à empêcher l’Iran a atteindre ses objectifs dans la région, notamment ses projets « de construire une base aérienne et navale en Syrie ».

L’Iran, dit-il, essaye de faire venir des milices chiites dans la région, pour constituer une « passerelle terrestre » via l’Irak et la Syrie vers le Liban, à travers laquelle il pourra acheminer des armes sophistiquées, et « établir une hégémonie chiite qui menacera tous les pays de la région, et Israël en premier lieu. »

L’équipe du Times of Israël a contribué à cet article.

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