Liberman : L’opposition doit s’engager à ne pas rejoindre un gouvernement Netanyahu
Le chef d'Yisrael Beytenu appelle tous les chefs de partis d'opposition à s'engager à adopter une loi sur la conscription pour tous ; Yaïr Lapid : le bloc libéral doit "se concentrer sur l'objectif"
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Le chef du parti Yisrael Beytenu, Avigdor Liberman, a appelé lundi tous les chefs de partis d’opposition à s’engager à ne pas siéger dans un gouvernement avec le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, déclarant qu’il « ne peut être partenaire dans aucun gouvernement et qu’il est impossible de s’associer avec lui ».
S’adressant aux journalistes avant la réunion hebdomadaire de son parti, Liberman a estimé que tous les partis d’opposition devaient s’engager à adopter une loi sur la conscription universelle pour tous les Israéliens, « sans aucune exception », dans le prochain gouvernement. Ajoutant que « se contenter de déclarer ‘nous adopterons une loi sur la conscription équitable’ est un slogan vide de sens, dénué d’engagement ».
« J’appelle [le chef de Yesh Atid] Yaïr Lapid , [le chef de HaYamin HeHadash] Naftali Bennett, [e chef de Yashar !] Gadi Eisenkot et tous les chefs de l’opposition à le dire clairement et à s’engager à adopter la même position, sans se cacher derrière des formulations vagues », a-t-il ajouté.
« Je les appelle également à s’engager à ne pas siéger aux côtés du Premier ministre du 7-Octobre, Benjamin Netanyahu. Il ne peut être partenaire d’aucun gouvernement, et il est impossible de s’associer à lui. Je pense que beaucoup, à droite, considèrent une véritable loi sur la conscription comme une ligne rouge, et je pense que même parmi les électeurs du Likud et de la coalition, tous ne souhaitent pas voir Netanyahu comme Premier ministre. »
« J’appelle tous les chefs de l’opposition : il ne doit y avoir ni zigzag ni bégaiement. Seul un message clair et net peut gagner cette campagne. »
Le chef de l’opposition, Yaïr Lapid, a pour sa part réitéré son appel au camp anti-Netanyahu à s’unir derrière son parti, Yesh Atid, déclarant que « ce n’est pas le moment de prendre des risques, il faut jouer la carte de la sécurité » et estimant, lui aussi, que les factions de l’opposition devaient s’engager à ne pas siéger avec l’actuel Premier ministre dans une future coalition afin de remporter la victoire.
S’adressant aux journalistes avant la réunion hebdomadaire de son parti à la Knesset, il a réitéré sa déclaration, faite la semaine dernière, selon laquelle le « bloc libéral » pourrait ne plus être en mesure de remporter les prochaines élections et devait s’unir derrière lui.
Les derniers sondages montrent que le « bloc du changement » devance de peu le bloc de droite dirigé par Netanyahu, mais qu’il n’obtient pas suffisamment de sièges pour former un gouvernement sans le soutien extérieur des partis arabes de la Knesset.
« La complaisance et la confiance excessive en soi » sont dangereuses, a-t-il mis en garde.
« Le camp doit cesser de faire des bêtises et se concentrer sur l’objectif. Il n’y a pas de place pour les erreurs. Nous sommes confrontés à un adversaire coriace et désespéré. Ils ont de l’argent, des chaînes de télévision. Ils sont totalement décomplexés. Nous pouvons gagner, nous devons gagner, mais ce sera difficile », a-t-il déclaré, insistant sur le fait que les élections se gagnent grâce à une « discipline de fer » et « en faisant du porte-à-porte pour augmenter le taux de participation ».
« Les élections sont gagnées lorsque tout le monde sait à l’avance que vous n’entrerez en aucun cas dans un autre gouvernement Netanyahu et que vous ne vous rendrez pas aux Haredim », a-t-il poursuivi, qualifiant les prochaines élections législatives de « les plus cruciales de l’histoire du pays ».
« Ce qui fait gagner les élections, ce sont des professionnels déterminés qui savent ce qu’ils font, de préférence ceux qui l’ont déjà fait auparavant », a ajouté Lapid, insistant sur le fait « qu’il n’y a qu’un seul parti de ce type sur le terrain : Yesh Atid est la clé de la victoire » et que, même s’il ne parlera pas négativement des autres figures de l’opposition, « nous sommes les seuls sur lesquels vous pouvez compter ».
« Notre camp étant divisé, il a besoin d’un axe central sur lequel vous pouvez compter. Yesh Atid représente cet axe central », a réitéré Yaïr Lapid, soulignant que les dirigeants des partis anti-Netanyahu, Naftali Bennett, Gadi Eisenkot et Yaïr Golan, ne sont pas actuellement membres de la Knesset, tandis que son parti a bloqué le projet très controversé de refonte du système judiciaire et la « loi sur les exemptions militaires » de la coalition.
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