L’ignoble vérité sur les manifestations « pro-palestiniennes » contre Herzog en Australie
Si vous espériez que le massacre de Bondi Beach amènerait les activistes anti-Israël à se remettre en question, détrompez-vous : leur combat relève d’un agenda antisémite meurtrier
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David est le fondateur et le rédacteur en chef du Times of Israel. Il était auparavant rédacteur en chef du Jerusalem Post et du Jerusalem Report. Il est l’auteur de « Un peu trop près de Dieu : les frissons et la panique d’une vie en Israël » (2000) et « Nature morte avec les poseurs de bombes : Israël à l’ère du terrorisme » (2004).

Que la visite du président Isaac Herzog en Australie soit accueillie par des manifestations d’activistes « pro-palestiniens » accusant à tort Israël de « génocide » à Gaza n’a absolument rien de surprenant.
Après tout, ces activistes « pro-palestiniens » manifestent sans interruption en Australie, comme presque partout ailleurs dans le monde, contre l’intervention militaire israélienne, et ce, depuis le pogrom perpétré par le groupe terroriste palestinien du Hamas le 7 octobre 2023. Ce jour-là, ses membres ont envahi le sud d’Israël depuis une bande de Gaza vidée de toute présence juive, massacré plus de 1 200 personnes dans des conditions d’une brutalité indescriptible, enlevé 251 otages et juré de poursuivre leurs tueries jusqu’à la destruction du seul État au monde à majorité juive.
Il ne s’agit pas là de manifestations visant à discuter de la conduite de la guerre par Israël ni de critiques portant sur la politique d’un gouvernement israélien jugé trop dur. Ce ne sont pas non plus des rassemblements organisés par des activistes sincèrement préoccupés par le sort des civils palestiniens ou des populations prises dans les conflits.
Il s’agit, au contraire, de campagnes coordonnées destinées à diaboliser et à délégitimer Israël, et Israël seul, dans son essence même, afin d’en faire un État paria avec lequel aucun pays respectable ne devrait coopérer, dans aucun domaine. Il s’agit de priver Israël non seulement du droit de se défendre, mais aussi des moyens matériels de le faire, et ainsi d’aider le Hamas, le Hezbollah et le régime iranien dans leur objectif déclaré de nous anéantir.
Les manifestations contre la visite de Herzog ne sont donc guère surprenantes. Elles sont en revanche particulièrement révélatrices, effrayantes et méprisables.
Vingt-sept mois d’activisme orchestré à l’échelle mondiale ont diffusé sans relâche un discours selon lequel l’État juif, à lui seul, ne peut rien faire de bien et est incapable d’agir légitimement. Ce discours a sciemment créé un terrain favorable à la sympathie et au soutien envers des régimes, des organisations terroristes et des individus qui cherchent à assassiner et mutiler des Israéliens et des Juifs partout où ils se trouvent.
C’est dans ce climat d’hostilité meurtrière entretenu consciemment que, le 14 décembre 2025 à Sydney, Sajid et Naveed Akram, un père et son fils extrémistes islamistes, ont massacré quinze personnes lors d’une célébration de Hanoukka sur la plage de Bondi.
Il ne s’agissait pas d’un lien direct de cause à effet. Naveed était lié depuis 2019 à un réseau pro-État islamique en Australie.
Mais on aurait pu espérer que cette tragédie, aussi meurtrière que prévisible, pousse au moins certains militants « pro-palestiniens » australiens à réfléchir.
Des Australiens ont été abattus sur une plage parce qu’ils étaient juifs. Le président de l’État-nation du peuple juif se rend aujourd’hui dans le pays pour tenter d’apporter un peu de réconfort à une communauté bouleversée. Et c’est lui que l’on choisit de prendre pour cible des manifestations ?
On aurait pu espérer que, si des rassemblements devaient coïncider avec la visite de Herzog, ils viseraient plutôt à réclamer des autorités australiennes des mesures plus efficaces pour protéger la communauté juive, endiguer la multiplication des agressions antisémites ou lutter contre la diffusion de discours haineux en ligne.
En réalité, il était naïf d’attendre cela. Nous savons tous que ce n’est pas ainsi que les choses se passent. Pourtant, c’est ce qui aurait dû se produire lors de la visite de Herzog.
D’ailleurs, ces activistes « pro-palestiniens » qui prétendent se soucier des vies innocentes, au Moyen-Orient et ailleurs, auraient également dû descendre dans la rue pour manifester au nom du peuple iranien, qui risque quotidiennement sa vie, et la perd par milliers, voire par dizaines de milliers, en tentant de se libérer d’un régime islamiste répressif, misogyne, belliciste et nourri d’un culte de la mort.
Il s’agit de personnes innocentes massacrées sans pitié par leur propre gouvernement oppressif, dans une indifférence internationale largement généralisée.
Mais, bien sûr, en Australie comme presque partout ailleurs sur la planète, les activistes « pro-palestiniens » ne sont en réalité ni « pro » liberté pour les Palestiniens, ni pour les Iraniens, ni pour quiconque, ni même « pro » droit de vivre en paix et en sécurité sous un leadership humain.
Ils prétendent combattre un prétendu génocide israélien. En réalité, ils œuvrent à rendre possible la destruction de l’État juif et en viennent à justifier le massacre de Juifs – y compris, sinon surtout, lorsque cela se produit dans leur propre pays.
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