L’Iran affirme qu’il continuera à soutenir le gouvernement syrien
Rechercher

L’Iran affirme qu’il continuera à soutenir le gouvernement syrien

L'Iran est le principal soutien régional de la Syrie et lui apporte une aide financière et militaire, notamment sous la forme de conseillers militaires sur le terrain

Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif lors d'une conférence de presse à l'issue d'une réunion avec le Premier ministre libanais Tammam Salam le 11 août 2015 au Palais du gouvernement dans la capitale Beyrouth (Crédit : AFP PHOTO / ANWAR AMRO)
Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif lors d'une conférence de presse à l'issue d'une réunion avec le Premier ministre libanais Tammam Salam le 11 août 2015 au Palais du gouvernement dans la capitale Beyrouth (Crédit : AFP PHOTO / ANWAR AMRO)

L’Iran continuera à soutenir la Syrie, a déclaré le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir Abdollahian, alors que le Conseil de sécurité a voté vendredi soir une résolution appelant à un cessez-le-feu et à des négociations de paix dès début janvier.

« Nous continuerons à apporter notre soutien à la Syrie », a déclaré depuis New York Amir Abdollahian, cité samedi matin par l’agence Irna.

L’Iran est le principal soutien régional de la Syrie et lui apporte une aide financière et militaire, notamment sous la forme de conseillers militaires sur le terrain.

Avant le vote du Conseil de sécurité, les ministres des Affaires étrangères de 17 pays, dont l’Iran et la Russie, qui ont déjà eu deux réunions à Vienne sur la Syrie, se sont réunis à New York pour faire avancer les discussions sur le processus politique pour mettre fin à la crise syrienne.

La résolution adoptée vendredi soir ne dit rien du sort qui serait réservé au président syrien Bachar al-Assad. Les Occidentaux souhaitent son départ, sans dire à quel moment, contrairement à la Russie et l’Iran. Pour le secrétaire d’Etat américain John Kerry, M. Assad a toutefois « perdu la capacité et la crédibilité nécessaires pour unir et diriger son pays ».

Selon M. Amir Abdollahian, le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad « Zarif a empêché l’adoption (…) d’une liste des groupes terroristes et il a été décidé finalement qu’un groupe de travail, composé de l’Iran, de la Russie, d’Oman, de l’Egypte, de la Turquie, de la Jordanie et de la France, prépare une liste et la présente aux Nations unies ».

Selon les médias iraniens, les Gardiens de la révolution, l’armée d’élite du régime iranien, avait été inclus dans la liste présentée par la Jordanie. Ce qui a provoqué une violente réaction de M. Zarif.

Téhéran, tout comme Damas, qualifie de « terroristes » tous les groupes armés opposés au régime syrien et estime qu’ils ne peuvent prendre part à un dialogue politique.

« Nous soutenons un dialogue intersyrien et dans ce dialogue national les groupes terroristes n’ont aucune place », a ajouté M. Amir Abdollahian.

Il a également répété la position de Téhéran sur le sort du président Assad.

« La candidature de Bachar Assad (pour la présidence, ndlr) à la fin de ce processus politique dépend de lui-même et en fin de compte il appartient aux Syriens de décider », a déclaré M. Amir Abdollahian.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...