L’Iran annonce la libération d’un Allemand dans un échange de prisonniers
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L’Iran annonce la libération d’un Allemand dans un échange de prisonniers

L'Iran a annoncé avoir libéré un détenu allemand condamné à 3 ans de prison en échange de la libération d'un Iranien détenu en Allemagne et menacé d'extradition vers les Etats-Unis

Le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas, à droite, rencontre le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif, à gauche, lors de la 56e conférence de Munich sur la sécurité à Munich, en Allemagne, le 15 février 2020. (Crédit : Thomas Kienzle / Pool via AP)
Le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas, à droite, rencontre le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif, à gauche, lors de la 56e conférence de Munich sur la sécurité à Munich, en Allemagne, le 15 février 2020. (Crédit : Thomas Kienzle / Pool via AP)

L’Iran a annoncé mardi avoir libéré un détenu allemand condamné à trois ans de prison en échange de la libération d’un Iranien détenu en Allemagne et menacé d’extradition vers les Etats-Unis.

« Nous avons insisté pour que le citoyen iranien revienne d’abord. (Ce dernier) a quitté l’Allemagne et est entré sur le sol iranien, et lundi (…) nous avons libéré le citoyen allemand qui a regagné son pays », a déclaré le porte-parole de l’Autorité judiciaire, au lendemain de l’annonce du retour en Iran d’Ahmad Khalili, un Iranien détenu en Allemagne.

« Nous avions annoncé être prêts à (libérer) ce ressortissant allemand à condition qu’ils n’extradent pas notre citoyen vers les Etats-Unis », a ajouté Gholamhossein Esmaïli, sans préciser le nom de l’Allemand libéré.

Ce dernier était détenu en Iran « depuis un certain temps » pour avoir « pris des photos et tourné des vidéos » sans autorisation, a encore indiqué le porte-parole sans plus de précisions.

Lundi, le porte-parole des Affaires étrangères iranien, Abbas Moussavi, avait annoncé le retour en Iran de M. Khalili à l’issue « d’intenses négociations ».

Détenu par Berlin « au prétexte qu’il aurait violé les sanctions illégales et cruelles des Etats-Unis », M. Khalili faisait l’objet d’une « demande du régime (américain) en vue de son extradition vers les Etats-Unis », avait déclaré M. Moussavi.

Selon des informations publiées il y a quelques années dans des médias iraniens, M. Khalili semble avoir exercé des responsabilités dans le secteur de l’aéronautique civile iranienne.

Il est revenu en Iran avec le ministre des Affaires étrangères iranien, Mohammad Javad Zarif, qui a participé la semaine dernière à la Conférence de Munich sur la sécurité, avait ajouté M. Moussavi.

Après s’être retirés unilatéralement en mai 2018 de l’accord international sur le nucléaire iranien de 2015, Washington a rétabli une série de sanctions économiques contre l’Iran qui touchent entre autres le secteur de l’aviation.

Washington poursuit depuis lors une politique de « pression maximale » contre l’Iran, bien au-delà de ses seules frontières.

Jalal Rouhollahnejad, un ingénieur iranien détenu en France et accusé par Washington d’avoir tenté de faire entrer en Iran du matériel technologique en violation des sanctions s’est pourvu le 12 février devant la Cour de cassation pour éviter son extradition aux Etats-Unis.

En décembre, M. Zarif avait ramené en Iran un autre Iranien détenu à l’étranger, l’universitaire Massoud Soleimani, spécialiste des cellules souches, arrêté aux Etats-Unis en 2018. Sa libération avait été négociée dans le cadre d’un échange avec le chercheur américain, Xiyue Wang, qui purgeait une peine de 10 ans en Iran après avoir été arrêté en 2016 pour « espionnage ».

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