L’islamiste qui a agressé 3 gardiens de prison présenté à un juge antiterroriste
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L’islamiste qui a agressé 3 gardiens de prison présenté à un juge antiterroriste

Christian Ganczarski est l'un des instigateurs de l'attentat à Djerba ; les autorités américaines s'intéressent à son rôle dans les attentats du 11-Septembre

(Archives) Le ressortissant allemand Christian Ganczarski, comparait à Paris en 2005 pour l'attentat de la synagogue de Djerba, qui avait fait 21 morts. (Crédit : AFP / BENOIT PEYRUCQ)
(Archives) Le ressortissant allemand Christian Ganczarski, comparait à Paris en 2005 pour l'attentat de la synagogue de Djerba, qui avait fait 21 morts. (Crédit : AFP / BENOIT PEYRUCQ)

Un détenu islamiste allemand, accusé d’avoir agressé trois surveillants de prison dans le nord de la France jeudi, était présenté lundi après-midi à un juge antiterroriste à Paris en vue de son inculpation pour tentatives d’assassinat, a appris l’AFP de source judiciaire.

Le parquet de Paris a ouvert lundi une information judiciaire pour « tentatives d’assassinats sur personnes dépositaires de l’autorité publique en relation avec une entreprise terroriste » et requis le placement en détention provisoire de ce détenu, Christian Ganczarski, vétéran d’Al-Qaïda et instigateur de l’attentat de Djerba (Tunisie) en 2002, a précisé cette source.

Jeudi, Christian Ganczarski, en fin de peine, a agressé trois surveillants de la prison de Vendin-le-Vieil, avec une paire de ciseaux à bouts ronds et une lame de rasoir. L’attaque a provoqué un vaste mouvement de mobilisation des personnels pénitentiaires lundi partout en France.

« Particulièrement surveillé » selon l’administration pénitentiaire, ce converti à l’islam a été condamné à 18 ans de réclusion criminelle pour « complicité » dans l’attentat contre la synagogue de Djerba, qui a fait 21 morts en avril 2002. La présence de deux Français parmi les personnes décédées avait justifié l’ouverture d’une procédure en France.

M. Ganczarski était apparu comme l’un des instigateurs de cette attaque au camion piégé avec Khaled Cheikh Mohammed, hiérarque d’Al-Qaïda et cerveau présumé des attaques du 11 septembre 2001, détenu à Guantanamo.

L’enquête a montré qu’il avait parlé au téléphone au jeune kamikaze tunisien quelques heures avant l’attentat et qu’il avait entretenu des liens avec des chefs d’Al-Qaïda au Pakistan et en Afghanistan, dont Oussama Ben Laden.

Incarcéré depuis 2003 en France, il avait été de nouveau condamné en appel en mai 2011 pour avoir brisé la mâchoire d’un codétenu.

Il avait été récemment placé en quartier d’isolement dans la perspective de sa possible extradition vers les États-Unis où les autorités s’intéressent à son rôle dans les attentats du 11-Septembre.

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