Ofakim couverte d’affiches de la coalition, Yisrael Beytenu reconnaissant un faible soutien local
- Lire d'autres articles du Times of Israël sur Google – ajoutez-nous à vos sources préférées
Sue Surkes est la journaliste spécialisée dans l'environnement du Times of Israel.

À Ofakim, une ville du sud où plus de la moitié de la population a voté pour le Likud ou le parti ultra-orthodoxe séfarade Shas en 2022, les affiches politiques font la promotion des partis de la coalition.
Dans le quartier de Ramat Shaked, deux jeunes hommes tiennent un petit stand pour le parti Yisrael Beytenu d’Avigdor Liberman et tentent de distribuer des tracts. « Le soutien ici est faible », ont-ils admis. Yisrael Beytenu est le seul parti de l’opposition à être présent à l’extérieur du bureau de vote.
Au stand de Shas, Yosef Levy distribue des porte-bonheur : des photos du défunt rabbin Ovadia Yosef avec un morceau de feuille de saule collé au dos, sur une feuille de plastique.
« Mettez ça dans votre voiture, et vous n’aurez jamais d’accident. Vous n’aurez pas besoin d’assurance auto ! », crie-t-il aux passants.
À l’intérieur du bureau de vote, la jeune Shirel Elhazov consulte la liste des partis et dit à sa sœur : « Vote soit pour le Likud, soit pour Ben Gvir. »
Le 7 octobre 2023, Shirel rendait visite à sa grand-mère dans le quartier de Mishor Hagefen, à l’ouest d’Ofakim, lorsque des terroristes du Hamas ont frappé à la porte.
Au cours du saccage perpétré par le Hamas dans la ville, 52 personnes, dont des habitants, des soldats et des policiers, ont été tuées, dont 39 à Mishor Hagefen.
La famille a survécu, mais les séquelles persistent. « Je ne peux pas soutenir [Gadi] Eisenkot [de Yashar] parce qu’il est avec Yaïr Golan [le chef d’HaDemocratim] », a-t-elle déclaré.
« Avez-vous entendu Golan dire qu’il y avait des innocents à Gaza ? Et il n’y avait pas d’innocents au [kibboutz] Beeri [où les terroristes du Hamas ont assassiné environ un dixième de la communauté et enlevé 30 personnes] ? Nous n’étions pas innocents ? »
Une femme tenant un stand pour le parti d’extrême-droite et conservateur religieux et anti-LGBTQ+, Noam, d’Avi Maoz, a constaté sur son téléphone portable que 50 % des Arabes de Rahat avaient déjà voté, contrairement aux années précédentes, où les Arabes ne se rendaient aux bureaux de vote que principalement le soir.
« C’est de la folie de leur avoir accordé le droit de vote », a-t-elle déclaré sans s’adresser à personne en particulier.
Elle a ajouté à l’attention du Times of Israel : « Ils ont leurs terres, Dubaï, l’Iran. Ils rêvent d’émigrer. Les Britanniques les ont fait venir et, tout à coup, les Arabes étaient là depuis 2 000 ans. »
la Communauté du Times of Israël !







