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L’ouverture du ciel saoudien fera gagner du temps et de l’argent aux Israéliens

Les compagnies aériennes n'auront plus à contourner le royaume pour les vols à destination et en provenance de Tel Aviv

Photo d'illustration : Un vol El Al décollant de l'aéroport international Ben Gurion, à l'extérieur de Tel Aviv, le 25 octobre 2021. (Crédit : Yossi Aloni/Flash90)
Photo d'illustration : Un vol El Al décollant de l'aéroport international Ben Gurion, à l'extérieur de Tel Aviv, le 25 octobre 2021. (Crédit : Yossi Aloni/Flash90)

Les Israéliens devraient bénéficier de vols moins chers et plus courts vers des destinations orientales, tandis que les musulmans du pays pourront s’envoler directement pour prendre part au pèlerinage annuel du Hajj, suite à l’annonce faite vendredi par l’Arabie saoudite d’ouvrir son espace aérien aux avions israéliens.

Les vols vers l’Asie au départ de Tel Aviv devaient jusqu’à présent contourner la péninsule arabique, conséquence de la non-reconnaissance d’Israël par le royaume, ce qui ajoutait entre deux et trois heures de vol.

Les choses ont commencé à changer en 2020 après la signature des accords d’Abraham ; l’Arabie saoudite a commencé à autoriser les compagnies aériennes israéliennes à survoler son territoire dans un couloir aérien spécial pour les vols en provenance et à destination des Émirats arabes unis et de Bahreïn. Le dernier changement implique que les vols en provenance et à destination de l’Inde, de la Thaïlande, de la Chine et d’autres endroits à l’est peuvent désormais passer au-dessus de la péninsule saoudienne.

Oz Berlovitch, PDG de la compagnie israélienne Arkia, a salué cette « mesure spectaculaire » et prédit que les trajectoires de vol raccourcies « réduiront le prix des vols vers l’Est, par exemple vers l’Inde et la Thaïlande, d’au moins 10 % ».

Les vols d’Israël à destination de Bangkok passeront de 11 heures à huit heures et 25 minutes de temps de trajet, tandis que les vols à destination de Mumbaï passeront d’environ huit heures à cinq heures et 15 minutes.

Les nouvelles trajectoires de vol traversent Oman, un pays qui n’a pas de relations diplomatiques avec Israël et qui n’autorise actuellement pas les avions israéliens à traverser son espace aérien. On s’attend toutefois à ce qu’il emboite le pas de l’Arabie saoudite.

Suivi du premier vol commercial d’un avion d’El Al entre Israël et les Émirats arabes unis, en traversant l’espace aérien de l’Arabie saoudite, le 31 août 2020. (Crédit : FlightRadar24)

L’ouverture du ciel saoudien permettrait également un vol direct de 15 heures et trente minutes vers Melbourne, en Australie, ainsi qu’un vol de six heures vers les Maldives, si les compagnies aériennes décident d’exploiter ces liaisons.

En plus d’être une aubaine pour les touristes, cette décision profitera également aux musulmans d’Israël qui souhaitent participer au Hajj, puisque des vols charters directs vers l’Arabie saoudite seront proposés chaque année aux pèlerins.

Bien que le royaume accepte les musulmans en provenance d’Israël qui souhaitent participer au pèlerinage, ils sont actuellement contraints de passer par un pays tiers, ce qui augmente le coût du voyage.

Le Hajj est un devoir à réaliser une fois dans la vie de tout musulman, si le fidèle est physiquement et financièrement capable de faire le voyage. Le parcours conduit les fidèles le long d’un chemin emprunté par le prophète Mahomet il y a environ 1 400 ans.

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