L’Utah renonce aux services d’une firme créée par un ancien membre du KKK
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L’Utah renonce aux services d’une firme créée par un ancien membre du KKK

L'État américain suspend son utilisation d'un service d'aide aux premiers intervenants après avoir appris que son fondateur avait participé à une fusillade contre une synagogue

Le fondateur de Banjo Damien Patton à Salt Lake City, le 31 mai 2019 (Caprure écran/YouTube)
Le fondateur de Banjo Damien Patton à Salt Lake City, le 31 mai 2019 (Caprure écran/YouTube)

JTA – L’État de l’Utah a suspendu son utilisation d’un service d’aide aux premiers intervenants et aux forces de l’ordre après avoir appris que le fondateur de Banjo, la société fournissant la technologie, avait un passé de suprémaciste blanc et avait été impliqué dans une fusillade contre une synagogue en 1990.

Damien Patton avait 17 ans et faisait partie d’une faction du Ku Klux Klan lorsqu’il a participé à une fusillade en voiture contre une synagogue de Nashville le 9 juin 1990. Son implication a été rapportée mardi par One Zero, une plateforme technologique sur le forum en ligne Medium.

Il conduisait la voiture en tant que chef du Klan et a tiré à travers les fenêtres de la synagogue avec une arme semi-automatique. Personne n’a été blessé lors de l’attaque.

Mercredi, Banjo a réagi en suspendant ses opérations dans l’Utah, a rapporté le Deseret News. L’État avait conclu un contrat de 20,7 millions de dollars avec la firme pour sa technologie de surveillance « de détection d’événements ».

Patton a plaidé coupable d’actes de délinquance juvénile en relation avec la fusillade.

Il a indiqué au Deseret News qu’il éprouvait des remords pour ses actes et qu’il avait changé de vie depuis qu’il avait été impliqué dans de tels groupes haineux durant son adolescence, lorsqu’il avait été « attiré dans un monde sombre et maléfique ».

La mère de Patton est Juive, selon l’article.

Le bureau du procureur général de l’Utah, Sean Reyes, a déclaré qu’il mettrait en place un comité consultatif et d’audit tiers pour traiter des questions telles que la confidentialité des données et les éventuels préjugés.

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