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Mandelblit clôt le dossier contre les policiers dans l’affaire Ahuvia Sandak

Sandak a été tué lorsque sa voiture est entrée en collision avec une voiture de police alors qu'il fuyait, vraisemblablement après avoir jeté des pierres sur des Palestiniens

Ahuvia Sandak, tué dans un accident de voiture alors qu’il était poursuivi par la police en Cisjordanie le 21 décembre 2020. (Autorisation)
Ahuvia Sandak, tué dans un accident de voiture alors qu’il était poursuivi par la police en Cisjordanie le 21 décembre 2020. (Autorisation)

Les autorités ont décidé de clore une enquête sur la conduite de la police lors d’une poursuite en voiture qui a conduit à la mort d’un adolescent qui tentait de fuir les policiers en Cisjordanie.

Ahuvia Sandak, 16 ans, est mort dans un accident lorsque sa voiture est entrée en collision avec une voiture de police alors qu’il fuyait la police en décembre 2020, vraisemblablement après avoir jeté des pierres sur des Palestiniens. Les protestations répétées à la suite de la mort de Sandak ont dégénéré en violences et en arrestations.

Le procureur général Avichai Mandelblit a publié un communiqué indiquant qu’il mettait fin à l’enquête en raison du manque de preuves que la police tentait de heurter intentionnellement la voiture de Sandak.

« Il est impossible de dire laquelle des voitures a fait une embardée et a provoqué l’accident en essayant de la contourner », dit-il.

Le procureur général Avichai Mandelblit lors d’un événement au Dan Hotel de Jérusalem, le 6 février 2020. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

L’avocat d’un haut fonctionnaire de police affirme que la mort de Sandak était une tragédie, mais que le classement de l’affaire prouve qu’il n’y a pas eu d’actions criminelles.

Cependant, certains membres de la droite, qui ont fait pression pour que la police soit poursuivie pour la mort de Sandak, protestent cette décision. Le député Moshe Arbel (Shas) affirme que l’affaire a été classée parce que les policiers ont fait obstruction à la justice.

« Le classement de l’affaire est un aveu de la faiblesse de la division des enquêtes internes de la police et de son chef. Il y a eu obstruction à la justice », accuse-t-il.

En janvier 2021, un officier a été arrêté parce qu’il était soupçonné d’avoir donné une interview anonyme au journal Maariv, donnant la version des faits de la police. L’officier a nié l’accusation, selon Haaretz.

Selon Haaretz, un deuxième officier avait également été interrogé à l’époque, soupçonné d’avoir coordonné avec d’autres officiers leur version des événements qui ont conduit à la mort de Sandak.

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