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Menace de grève du syndicat des enseignants pour un nouvel accord salarial

Le chef du syndicat accuse les responsables du ministère des Finances de faire preuve de discrimination à l'égard d'un secteur où "90 % du personnel est féminin"

Des enseignants israéliens manifestent pour l'amélioration de leurs conditions de travail et l'augmentation de leurs salaires, le 29 août 2019. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)
Des enseignants israéliens manifestent pour l'amélioration de leurs conditions de travail et l'augmentation de leurs salaires, le 29 août 2019. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

Le syndicat des enseignants israéliens a engagé une procédure de conflit de travail, menaçant de se mettre en grève s’il ne parvient pas à conclure un nouvel accord salarial avec l’État.

La cheffe du syndicat, Yaffa Ben David, a prévenu que les écoles resteront fermées le 1er septembre et n’ouvriront pas pour la nouvelle année scolaire si un accord n’était pas conclu d’ici la fin du mois de juin.

« Le ministère des Finances a fait des propositions dégradantes et humiliantes aux enseignants », a déclaré Ben David.

« Nous nous préparons déjà à des perturbations et à des sanctions sévères au sein du système éducatif. Le système éducatif est exsangue et, malheureusement, [l’État] profite du fait qu’il s’agit d’un secteur affaibli dans lequel 90 % des travailleurs sont des femmes – des institutrices de maternelle, des enseignantes et des directrices. »

Selon Mme Ben David, le ministère des Finances a proposé que le salaire de départ d’un enseignant soit porté à 8 200 shekels, contre 6 800 shekels actuellement.

Les enseignants ayant jusqu’à 15 ans d’expérience recevront une centaine de shekels supplémentaires par rapport à leur salaire actuel, mais aucune prime ne sera offerte à ceux qui ont plus de 15 ans d’expérience.

La secrétaire-générale du Syndicat des enseignants, Yaffa Ben-David, le 15 mars 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

« C’est une offre honteuse. Nous l’avons rejetée d’emblée », a déclaré Ben David. « Nous n’accepterons pas que plus de 50 % des enseignants ne reçoivent aucune rémunération supplémentaire, et que les enseignants débutants reçoivent un salaire aussi dégradant. Malgré l’inflation et l’augmentation des salaires, les enseignants continuent d’être lésés. »

Ben David s’en est pris aux fonctionnaires du ministère des Finances, les qualifiant de « gamins de 25 ans sans cervelle ».

« Leur conduite dans les négociations est la raison de l’état actuel du ministère de l`Éducation », a-t-elle affirmé. « Les fonctionnaires des Finances sont endormis, ils… veulent diriger le système éducatif alors que leur travail consiste à gérer l’argent. »

Ben David a également affirmé que le système éducatif a un manque de « plus de 9000 » enseignants pour la prochaine année scolaire, ajoutant que les écoles pourraient ne pas ouvrir en raison de ce manque de personnel.

Dans une déclaration publiée à la suite de l’annonce du conflit de travail, le ministère des Finances s’est dit « déçu qu’à chaque fois, le syndicat choisisse de menacer de faire grève plutôt que de dialoguer. »

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