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Meta retire les comptes de l’ayatollah Ali Khamenei après qu’il a salué les attaques du 7 octobre

Le géant des réseaux sociaux déclare que l'ayatollah Khamenei a enfreint à plusieurs reprises "notre politique relative aux organisations et individus dangereux" ; les comptes Twitter/X sont toujours actifs

L'ayatollah Ali Khamenei, assis sur scène lors d'une réunion avec les commandants de l'armée de l'air iranienne à Téhéran, le 5 février 2024, avec un drone local Kaman-12 derrière lui. (Crédit : khamenei.ir/AFP)
L'ayatollah Ali Khamenei, assis sur scène lors d'une réunion avec les commandants de l'armée de l'air iranienne à Téhéran, le 5 février 2024, avec un drone local Kaman-12 derrière lui. (Crédit : khamenei.ir/AFP)

Meta a confirmé jeudi avoir banni l’ayatollah Ali Khamenei, le guide suprême iranien, de ses plateformes Facebook et Instagram, alors que les relations entre les Etats-Unis et l’Iran se sont tendues sur fond de guerre à Gaza.

« Nous avons supprimé ces comptes pour avoir violé à plusieurs reprises notre règlement sur les organisations et individus dangereux », a déclaré un porte-parole de Meta à l’AFP.

Bien que Meta n’ait pas mentionné la guerre entre Israël et le Hamas, la société subit des pressions pour interdire le dirigeant iranien depuis l’attaque du 7 octobre du groupe terroriste Hamas, soutenu par Téhéran, contre le sud d’Israël, au cours de laquelle des terroristes palestiniens ont massacré quelque 1 200 personnes, pour la plupart des civils, et enlevé 253 otages dans la bande de Gaza.

Le guide suprême au pouvoir en Iran depuis près de 35 ans avait 5 millions d’abonnés sur Instagram.

Il avait tweeté, dans un hébreu approximatif à l’intention des Israéliens : « Vous avez attiré cette calamité sur vous ».

L’Iran, qui ne reconnaît pas Israël et dont les dirigeants ont ouvertement appelé à sa destruction, a été l’un des premiers pays à saluer l’assaut du Hamas.

« Les sionistes dictatoriaux ne peuvent se remettre de la défaite du 7 octobre », avait déclaré l’ayatollah trois jours après l’attaque terroriste.

Les représailles israéliennes du 7 octobre – que Khamenei a qualifiées de « crimes » – « ne seront pas oubliées même après la destruction du régime sioniste par la grâce de Dieu », avait-il tweeté le mois dernier.

Le guide suprême l’ayatollah Ali Khamenei, à droite, écoutant Ziad Nakhaleh, le chef du Jihad islamique palestinien, deuxième à droite, lors de leur rencontre à Téhéran, en Iran, le 14 juin 2023. (Crédit : Bureau du guide suprême iranien via AP)

« Dans le but de prévenir et de perturber le monde réel, nous n’autorisons pas les organisations ou les individus qui proclament une mission violente ou qui sont engagés dans des actes de violence à être présents sur nos plateformes », indique la politique sur laquelle Meta a fondé sa décision de supprimer les comptes.

Elle indique également qu’elle « supprimera la glorification, le soutien et la représentation de diverses organisations et personnes dangereuses ».

Le réseau social, tout comme Facebook, est interdit en Iran, mais reste néanmoins utilisé grâce à des « VPN » (réseaux virtuels privés) qui permettent de contourner la censure.

La modération des contenus liés à ce pays est un casse-tête pour Meta, entre les pressions des ONG de défense des droits humains et celles des autorités.

Sur X, anciennement Twitter, les comptes de Khamenei sont toujours actifs. Un cadre de la société avait déclaré aux législateurs israéliens en 2020 que les appels de Khamenei à la destruction d’Israël n’enfreignaient pas ses règles contre les discours de haine, suggérant qu’il s’agissait d’un simple « sabir de politique étrangère ».

En juin 2022, plusieurs associations américaines et anglaises ont noté qu’Instagram était « le principal réseau de communication en Iran en raison de son statut de dernier média social non censuré dans le pays », estimant néanmoins qu’il souffrait « d’un manque de confiance et de transparence sur ses pratiques de modération » auprès des utilisateurs persophones.

Début 2023, le conseil de surveillance de Meta (indépendant mais financé par le groupe) a demandé au réseau social d’autoriser une publication contenant le message « mort à Khamenei », qui avait été retirée, invoquant « les responsabilités (de Meta) en matière de droits humains ».

Selon le conseil, « ‘marg bar Khamenei’ (‘mort à Khamenei’ en farsi, ndlr) doit être compris comme ‘à bas’. Il s’agit d’un slogan rhétorique et politique, et non d’une menace crédible ».

Depuis la révolution islamique de 1979, Téhéran a fait du soutien à la cause palestinienne une pièce maîtresse de sa politique étrangère et en est venu à soutenir activement les groupes terroristes palestiniens Hamas et Jihad islamique palestinien, en plus de son mandataire libanais, le Hezbollah.

Depuis le début du conflit à Gaza, déclenché par une attaque sans précédent du groupe terroriste islamiste palestinien du Hamas sur le sol israélien le 7 octobre, les relations entre les alliés des deux camps sont devenues encore plus tendues qu’auparavant.

Téhéran affirme que les acteurs de « l’axe de la résistance », composé des alliés de Téhéran dans sa lutte contre Israël, agissent indépendamment de l’Iran, contrairement à ce qu’affirment notamment des responsables américains ou israéliens.

Parmi eux, les rebelles yéménites Houthis multiplient les attaques contre des bateaux commerciaux en mer Rouge en « solidarité » avec les Palestiniens.

En représailles, les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont ciblé 30 sites militaires tenus par les Houthis, des frappes condamnées par Téhéran.

Mi-janvier, l’Iran a lancé des missiles en Irak et en Syrie, sans viser des intérêts américains pour éviter une escalade régionale.

Les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique, ripostaient contre un attentat suicide meurtrier début janvier en Iran et les liquidations récentes de plusieurs de leurs commandants.

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