Israël en guerre - Jour 189

Rechercher

Nantes : L’opposition réclame l’interdiction du concert de Freeze Corleone

Le rappeur français, qui vient de sortir un nouvel album, déclenche régulièrement la polémique pour ses paroles antisémites

Le rappeur Freeze Corleone. (Capture d’écran : Twitter)
Le rappeur Freeze Corleone. (Capture d’écran : Twitter)

Le rappeur Freeze Corleone vient de sortir un nouvel album, se classant directement en tête des écoutes sur Spotify – ses morceaux occupent actuellement les huit premières places du Top 50 France de la plateforme musicale.

Dans un morceau de son nouvel album, posté dès cet été, il disait notamment : « Je préfère être accusé d’antisémitisme que de viol comme Darmanin. »

Ces propos ont été vivement critiqués sur Twitter, notamment par l’UEJF et la Licra.

« Ceci n’est plus de la provocation mais un antisémitisme obsessionnel, assumé et revendiqué », avait dénoncé l’UEJF.

La Licra avait elle aussi condamné fermement ces propos.

D’autres morceaux sortis cette semaine ont aussi déclenché la polémique, dans lesquels le rappeur s’attaque notamment à Joe Biden, Pierre Palmade, Thierry Ardisson, Patrick Poivre D’Arvor, Roman Polanski ou encore Jack Lang.

Programmé au Zénith de Nantes métropole le 1er décembre prochain, les élus de droite du groupe « Mieux vivre à Nantes », membres de l’opposition municipale nantaise, dénonce aujourd’hui sa venue.

Le conseiller municipal Foulques Chombart de Lauwe (LR) réclame ainsi aux autorités de « tout mettre en œuvre » pour empêcher la « diffusion de propos antisémites » émis par l’artiste de 31 ans.

Par le passé, pour d’autres propos, le rappeur avait déjà « fait l’objet à la demande de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (LICRA), d’une enquête de la part du ministère de l’Intérieur, pour des paroles jugées antisémites, faisant l’apologie du nazisme et du terrorisme », expliquait en mars dernier la maire PS de Rennes, Nathalie Appéré, qui avait pris un arrêté interdisant l’un de ses concerts.

Elle expliquait que l’évènement représentait « un risque avéré de trouble à l’ordre public » en raison notamment de paroles « jugées antisémites ». « De tels propos sont de nature à très fortement exacerber les tensions déjà vives entre différents groupuscules politiques extrêmes présents à Rennes », avait ajouté l’élue.

La justice administrative (tribunal administratif d’appel puis Conseil d’État) avait finalement donné raison au musicien, qui contestait l’arrêté, permettant la tenue de son spectacle.

Interrogée par 20 Minutes, la collectivité Nantes métropole, présidée par la maire socialiste de la ville, Johanna Rolland, déclare aujourd’hui qu’elle « ne cautionne évidemment pas les propos antisémites de cet artiste ». Cependant, « les maires n’ont pas les moyens d’intervenir en dehors d’un arrêté municipal dont on sait qu’il sera cassé », regrette Nantes métropole, soulignant toutefois que le préfet peut interdire le concert du 1er décembre « au motif de risque de troubles à l’ordre public ».

Figure du rap français, Freeze Corleone avait été lâché par son label après des clips antisémites en septembre 2020.

Universal Music France avait annoncé cesser « toute collaboration » avec lui, après l’ouverture d’une enquête pour « provocation à la haine raciale » visant plusieurs de ses clips et chansons.

« Fuck un Rothschild », « RAF de la Shoah », disait-il notamment dans d’anciens morceaux.

En savoir plus sur :
S'inscrire ou se connecter
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
Se connecter avec
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation
S'inscrire pour continuer
Se connecter avec
Se connecter pour continuer
S'inscrire ou se connecter
Se connecter avec
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un email à gal@rgbmedia.org.
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.