Nasrallah: Ryad a proposé de l’argent à Damas pour rompre ses liens avec Téhéran
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Nasrallah: Ryad a proposé de l’argent à Damas pour rompre ses liens avec Téhéran

Le chef du Hezbollah affirme que Ryad a offert des centaines de milliards de dollars à deux occasions pour reconstruire la Syrie

Le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah prononce un discours télévisé lors d'une cérémonie tenue par le groupe terroriste à Beyrouth en commémoration de ses dirigeants assassinés, le 16 février 2018 (AFP Photo / Joseph Eid)
Le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah prononce un discours télévisé lors d'une cérémonie tenue par le groupe terroriste à Beyrouth en commémoration de ses dirigeants assassinés, le 16 février 2018 (AFP Photo / Joseph Eid)

L’Arabie saoudite a offert à la Syrie des centaines de milliards de dollars pour sa reconstruction si le pays ravagé par la guerre acceptait de rompre ses liens avec l’Iran, a déclaré le leader du groupe terroriste du Hezbollah, basé au Liban.

Hassan Nasrallah a expliqué que cette offre avait été soumise à deux occasions et qu’elle aurait été apparemment rejetée par Assad.

Dans un article publié sur le site d’information libanais Al-Akhbar dans la journée de mardi, Nasrallah a également accusé l’Arabie saoudite et les Etats-Unis d’utiliser des moyens « sales » pour intervenir dans les élections législatives libanaises, qui sont prévues le 6 mai.

L’Arabie saoudite considère depuis longtemps l’Iran – et son mandataire du Hezbollah – comme son principal adversaire au Moyen-Orient, qu’ils s’agisse de questions relatives à l’hégémonie régionale ou à l’influence globale.

Son implication dans les affaires libanaises s’était violemment illustrée au mois de novembre lorsque le Premier ministre Saad Hariri avait été soudainement convoqué à Ryad et contraint à démissionner à la télévision saoudienne.

Saad Hariri, le 14 février 2013. (Crédit : capture d’écran Youtube/mtvlebanon)

Dans sa déclaration, Hariri avait cité l’Iran et l’influence du Hezbollah dans la région et sa peur d’être assassiné.

Après deux semaines d’intenses activités diplomatiques, Hariri était retourné au Liban et avait plus tard retiré sa démission.

Au début du mois, pendant une visite effectuée par le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane à Londres, lui et la Première ministre Theresa May se sont accordés sur l’importance de soutenir le gouvernement libanais et de désarmer le Hezbollah.

L’Arabie saoudite et l’Iran s’opposent dans des guerres par procuration, comme celle menée au Yémen par les rebelles chiites Houthis.

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