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Netanyahu affirme avoir proposé des « alternatives pratiques »

Pour le Premier ministre, les républicains et les démocrates savent maintenant pourquoi l’accord est mauvais

Raphael Ahren est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu prend la parole lors d'une réunion conjointe du Congrès des États-Unis à la Chambre des représentants au Capitole, à Washington, le 3 mars 2015. (Crédit : Alex Wong/Getty Images/AFP)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu prend la parole lors d'une réunion conjointe du Congrès des États-Unis à la Chambre des représentants au Capitole, à Washington, le 3 mars 2015. (Crédit : Alex Wong/Getty Images/AFP)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré mercredi qu’il avait proposé une « alternative pratique » à l’accord nucléaire qui se profile entre les six puissances mondiales et l’Iran, réfutant les critiques de la Maison Blanche qui affirment que son discours au Congrès n’avait pas apporté de nouvelles propositions politiques pratiques sur la façon de contrecarrer les ambitions nucléaires de Téhéran.

Il a également précisé que son discours controversé a aidé les législateurs américains des deux bords à mieux comprendre pourquoi l’accord actuellement en discussion était profondément défaillant.

« La réponse que j’ai reçue aussi bien des démocrates que des républicains était très favorable », a affirmé Netanyahu lors de son atterrissage à l’aéroport Ben Gourion d’Israël après un voyage de trois jours à Washington.

« J’ai eu l’impression qu’ils comprennent mieux que la proposition actuelle conduirait à un mauvais accord et que la solution alternative est un meilleur accord. »

Netanyahu a expliqué qu’il a présenté « une alternative pratique » à l’accord que les six puissances mondiales sous leadership américain – le groupe P5 + 1 – sont en train de négocier avec la République islamique en imposant des restrictions plus sévères sur son programme nucléaire.

« J’ai aussi appelé les P5+1 à insister pour que l’accord lie la levée des restrictions aux exigences suivantes : que l’Iran arrête de soutenir le terrorisme dans le monde, cesse ses attaques contre ses voisin et arrête d’appeler à la destruction d’Israël », indique-t-il.

Mardi, le président américain Barack Obama avait déclaré que le discours de Netanyahu n’avait proposé « rien de nouveau » et avait suggéré qu’aucune alternative viable à l’accord n’avait été présentée.

« Nous n’avons pas encore d’accord, mais si nous réussissons, cela sera le meilleur accord possible avec l’Iran pour l’empêcher d’avoir les armes nucléaires », avait informé Obama après avoir lu la retranscription du discours de Netanyahu.

« Sur la question au centre de tous les débats, de savoir comment empêcher l’Iran d’obtenir l’arme nucléaire, ce qu’il le rendrait beaucoup plus dangereux et élargirait son champ d’action dans la région, le Premier ministre n’a proposé aucune alternative viable. »

Lors de son discours mardi, Netanyahu a appelé les P5 + 1 à abandonner l’accord actuel et à tenter de parvenir à un meilleur accord en augmentant la pression imposée sur l’Iran. Il a nié l’affirmation souvent avancée qu’un échec des négociations actuelles rendrait une solution diplomatique à la crise nucléaire impossible.

« Aujourd’hui, on nous dit que la seule alternative à un mauvais accord est la guerre. Et ce n’est tout simplement pas vrai », a-t-il asséné.

« L’alternative à un mauvais accord est un accord meilleur : un meilleur accord qui ne laisse pas l’Iran avec d’immenses infrastructures nucléaires et un si court délai de franchissement du seuil nucléaire ; un meilleur accord est un accord qui laisse les restrictions sur le programme nucléaire en place jusqu’à ce que l’agression de l’Iran cesse ; un meilleur accord est un accord qui ne facilite pas la voie de l’Iran vers la bombe ; un meilleur accord est un accord qu’Israël et ses voisins n’aimeront peut-être pas, mais avec lequel ils pourront vivre, littéralement. »

Le programme nucléaire iranien peut être freiné « bien plus que la proposition actuelle » ne le fait en maintenant la pression sur l’Iran, affirme Netanyahu.

Enfin, il décrit Téhéran comme un « régime très vulnérable, surtout au regard de la récente chute des prix du pétrole ».

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