Netanyahu défend devant la Haute Cour le maintien de Ben Gvir au gouvernement
Le Premier ministre rejette la position de la procureure générale, qui estime que le ministre de la Sécurité nationale porte atteinte à l’indépendance de la police
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Jeremy Sharon est le correspondant du Times of Israel chargé des affaires juridiques et des implantations.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a affirmé mercredi devant la Haute Cour de justice qu’il ne voyait aucun obstacle juridique au maintien d’Itamar Ben Gvir, chef du parti d’extrême droite Otzma Yehudit, au poste de ministre de la Sécurité nationale. Il rejette ainsi la position de la procureure générale et des requérants, selon laquelle il devrait révoquer Ben Gvir.
Netanyahu a déposé sa réponse à la Cour à la suite des observations transmises le mois dernier par la procureure générale, Gali Baharav-Miara. Celle-ci y soutenait que les démarches juridiques visant à empêcher Ben Gvir de porter atteinte à l’indépendance de la police avaient échoué, appuyant ainsi de facto les requêtes demandant à la Cour d’ordonner au Premier ministre de le révoquer.
« Après avoir examiné la question et reçu une réponse détaillée [de Ben Gvir] concernant les faits évoqués dans les requêtes…, la position du Premier ministre demeure inchangée : la nomination du ministre Ben Gvir au poste de ministre de la Sécurité nationale a été effectuée légalement et rien ne justifie ni sa révocation par voie administrative ni sa destitution par décision de justice », ont écrit les avocats de Netanyahu à la Cour.
Le Premier ministre soutient également qu’aucun fondement juridique ne permet à la Haute Cour d’intervenir dans la composition de son gouvernement et estime qu’il n’a donc pas à répondre aux arguments des requérants ou de la procureure générale, selon lesquels Ben Gvir aurait porté atteinte à l’indépendance de la police.
Netanyahu relève en outre que Ben Gvir a lui-même affirmé devant la Cour qu’il souscrivait au principe de l’indépendance de la police.
Le mois dernier, Baharav-Miara avait notamment attiré l’attention de la Haute Cour sur plusieurs déclarations publiques de Ben Gvir. Elle citait notamment ses accusations selon lesquelles une enquête pénale visant un haut responsable de la police serait motivée par des considérations politiques, ses commentaires sur l’usage de grenades assourdissantes lors de manifestations ultra-orthodoxes, ainsi que son ingérence persistante dans les nominations au sein de la police. Selon elle, ces agissements portent atteinte au principe d’indépendance des forces de l’ordre.
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