Netanyahu : l’armée de l’air est « cruciale » face au nucléaire iranien
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Netanyahu : l’armée de l’air est « cruciale » face au nucléaire iranien

Le Premier ministre dit aux autorités militaires que la position ferme de Trump à l'égard de Téhéran est "largement" appréciée au Moyen-Orient

Le premier ministre Benjamin Netanyahu est accompagné par le commandant de la base de Tel Nof de l'armée de l'air israélienne, le général de brigade Peleg Niego, le 23 mai 2018. (Kobi Gideon/GPO)
Le premier ministre Benjamin Netanyahu est accompagné par le commandant de la base de Tel Nof de l'armée de l'air israélienne, le général de brigade Peleg Niego, le 23 mai 2018. (Kobi Gideon/GPO)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a salué le « rôle crucial » de l’armée de l’air israélienne dans les efforts visant à contrecarrer les tentatives iraniennes pour se doter d’armes nucléaires et de s’implanter en Syrie.

« Nous ne laisserons pas l’Iran établir des bases militaires en Syrie et nous ne laisserons pas l’Iran développer des armes nucléaires », a déclaré M. Netanyahu aux responsables militaires lors de sa visite à la Conférence internationale des commandants des forces aériennes mercredi. « L’armée de l’air israélienne joue un rôle crucial dans la mise en œuvre de cette politique et elle le fait de façon constante et efficace depuis plusieurs années.

Il faisait visiblement allusion à de multiples frappes aériennes israéliennes en Syrie visant à empêcher l’envoi d’armes sophistiquées au groupe mandataire du Hezbollah de Téhéran. Plus récemment, les forces israéliennes ont mené des frappes contre des cibles iraniennes dans le pays, les premières de l’histoire, dans le cadre de plusieurs attaques directes avec la République islamique.

Netanyahu a également remercié l’administration Trump pour son implication dans la lutte contre l’“agression” iranienne au Moyen-Orient, et a déclaré que cette position était largement partagée par d’autres pays de la région.

« Israël apprécie profondément le leadership énergique du président Trump et le plan en 12 points du secrétaire d’État Pompeo pour arrêter les attaques de l’Iran, et je peux vous dire avec confiance que l’appréciation que je viens d’exprimer est largement partagée par beaucoup d’autres pays du Moyen-Orient », a-t-il dit. « Ce n’est pas seulement une position israélienne. »

Le ministre de la Défense Avigdor Liberman, quant à lui, s’est fait l’écho des remarques de Netanyahu sur l’Iran et a menacé de poursuivre l’action israélienne contre ses forces en Syrie si elle continuait à y renforcer sa présence militaire. Israël n’a cessé d’avertir que l’Iran, tout en aidant son allié Bashar el-Assad à combattre une insurrection de longue date en Syrie, s’efforce d’établir une présence militaire puissante dans le pays.

« Nous n’avons aucun intérêt à [en arriver] une confrontation sur le sol syrien, mais en même temps, nous ne permettrons pas aux Iraniens d’y renforcer leur présence », a-t-il déclaré lors d’une visite d’une base de Tsahal en Cisjordanie. « Si nous constatons des tentatives répétées afin de s’y implanter, nous agirons à nouveau. »

Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo prononce une allocution à la Heritage Foundation le 21 mai 2018. (Win McNamee/Getty Images/AFP)

Les frappes aériennes d’Israël au cours des derniers mois sur des sites militaires soutenus par l’Iran, qu’il admet rarement ouvertement, ont entraîné une augmentation des tensions dans la région frontalière et, au début de ce mois, des tirs de plusieurs dizaines de missiles sur le nord d’Israël, apparemment appuyés par les forces iraniennes, ce qui a entraîné une attaque massive de représailles israéliennes.

Plus tôt cette semaine, le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a annoncé que l’administration Trump se préparait à imposer « les sanctions les plus sévères de l’histoire » à Téhéran après s’être retiré de l’accord nucléaire avec la République islamique au début du mois, alors qu’il dressait une liste d’exigences en vue d’un nouveau traité.

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