Netanyahu menace de reprise de la guerre si ses exigences ne sont pas satisfaites
Dans un discours prononcé vendredi à 13 heures, le Premier ministre a remercié Trump, niant que l’accord aurait pu être finalisé plus tôt ; il a attribué sa conclusion aux pressions militaires
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Lazar Berman est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’est adressé vendredi aux Israéliens, au lendemain de l’approbation par son gouvernement d’un accord avec le groupe terroriste palestinien du Hamas visant la libération des otages toujours détenus dans la bande de Gaza et la mise en place d’un cessez-le-feu.
Il a salué un « succès historique » obtenu, selon lui, grâce aux pressions militaires et diplomatiques qui ont été exercées sur le Hamas, affirmant que cette stratégie avait permis d’obtenir la libération des otages sans retrait total de Gaza. Netanyahu a également remercié le président américain Donald Trump pour son rôle décisif dans l’accord, tout en avertissant que la guerre n’était pas terminée et que Tsahal reprendrait les combats si le Hamas violait ses engagements.
Soulignant qu’il avait ignoré ceux qui jugeaient impossible de ramener les otages, Netanyahu a déclaré : « J’étais convaincu qu’en exerçant une forte pression militaire, conjuguée à une forte pression diplomatique, nous parviendrions sans aucun doute à ramener tous nos otages. »
« Et c’est exactement ce que nous avons fait. »
Netanyahu a rappelé – comme il le fait souvent – qu’il avait dû faire face à d’intenses pressions nationales et internationales l’exhortant à ne pas entrer dans Rafah, à ne pas occuper le corridor de Philadelphi, à ne pas intervenir sur d’autres fronts, à mettre fin à la guerre et à se retirer entièrement de Gaza – alors que le groupe terroriste palestinien du Hamas, le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah, soutenu par la République islamique d’Iran, et d’autres ennemis d’Israël étaient, selon lui, « au sommet de leur puissance ».
Le Premier ministre a affirmé qu’une seule considération avait guidé ses décisions : « la sécurité d’Israël ».
« Ce qui impliquait d’atteindre les objectifs de la guerre : ramener les otages, éliminer la menace balistique et nucléaire iranienne qui pèse sur notre existence ici, et détruire l’axe iranien, dont le Hamas est un élément central », a-t-il déclaré.
Netanyahu a ensuite critiqué les analystes et les journalistes qui, selon ses mots, affirmaient « qu’il n’y avait aucun moyen de ramener le reste des otages sans céder à la principale exigence du Hamas : le retrait total de la bande de Gaza, y compris la zone tampon, le corridor de Philadelphi et les hauteurs stratégiques ».
Le Premier ministre a ajouté qu’il avait compris que si Tsahal pénétrait dans le dernier bastion du Hamas, à Gaza City, « le Hamas chercherait à préserver son pouvoir ».
Il a ajouté qu’il savait qu’en combinant à cette pression militaire « une pression diplomatique massive de la part de notre grand ami, le président Trump, cette puissante combinaison contraindrait le Hamas à libérer tous nos otages, tout en maintenant l’armée israélienne solidement implantée dans la bande de Gaza et en conservant toutes les positions clés ».
With the approval of the first phase of the plan, all our hostages will be brought home. This is a diplomatic success and a national and moral victory for the State of Israel.
From the beginning, I made it clear: we will not rest until all our hostages return and all our goals…
— Benjamin Netanyahu – בנימין נתניהו (@netanyahu) October 8, 2025
Netanyahu a assuré que les étapes suivantes viseraient à « désarmer le Hamas et démilitariser Gaza ».
Il a, par ailleurs, menacé le Hamas d’un retour implicite à la guerre, déclarant que « si ces objectifs ne peuvent pas être atteints pacifiquement alors cela se fera à la dure ».
Il a rejeté l’idée que cet accord aurait pu être conclu plus tôt : « Le Hamas n’a jamais accepté de libérer tous nos otages tant que nous restions profondément implantés à Gaza. »
Selon lui, le groupe terroriste n’a accepté l’accord « que lorsqu’il a senti l’épée reposer sur son cou – et elle n’a pas bougé ».
Netanyahu a affirmé que le plan du président américain Donald Trump avait contribué à isoler le Hamas sur la scène internationale à un degré inédit, le contraignant à accepter l’accord.
« À ce stade, nous nous concentrons sur la libération de nos otages », a-t-il insisté, promettant également de ramener les corps sans vie des victimes « pour leur offrir des funérailles juives ».
« Nous nous efforcerons de localiser tout le monde dès que possible, et nous le ferons comme un devoir sacré de solidarité nationale », a-t-il déclaré.
Après avoir salué les soldats de Tsahal et rendu hommage aux familles endeuillées, Netanyahu a remercié Trump « pour son leadership mondial et ses efforts incessants afin de mettre en œuvre ce plan pour ramener nos otages ».
Il a ajouté que le président américain avait « une fois de plus prouvé son amitié envers notre peuple et notre pays ».
Le Premier ministre a également remercié les collaborateurs de Trump, Steve Witkoff et Jared Kushner, ainsi que le ministre israélien des Affaires stratégiques, Ron Dermer et l’équipe de négociation israélienne.
Rappelant le traumatisme du 7 octobre, Netanyahu a déclaré : « Il y a deux ans, la fête de Simhat Torah s’est transformée en jour de deuil national. Cette année, si Dieu le veut, Simhat Torah deviendra un jour de joie nationale – la joie du retour de tous nos frères et sœurs. »
Concluant son discours, il a affirmé que, dans cette guerre, Israël avait remporté « des victoires massives, des victoires qui changent le visage du Moyen-Orient », tout en reconnaissant que « la guerre n’est pas terminée » et que « des défis majeurs nous attendent encore ».
Mais, a-t-il ajouté, « des opportunités historiques s’ouvrent également à nous, élargissant le cercle de la paix autour d’Israël ».
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