Netanyahu prévient : Israël ne va pas laisser l’Iran ouvrir un front au Golan
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Netanyahu prévient : Israël ne va pas laisser l’Iran ouvrir un front au Golan

Avant un meeting avec Poutine, Netanyahu annonce que Téhéran ne doit pas être autorisé à utiliser le Hezbollah comme intermédiaire pour attaquer l’Etat juif

Raoul Wootliff est le correspondant parlementaire du Times of Israël

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et son épouse Sara pendant une cérémonie d'hommage sur la tombe du soldat inconnu, dans le centre de Moscou, le 7 juin 2016. (Crédit : AFP PHOTO/POOL/Maxim Shipenkov)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et son épouse Sara pendant une cérémonie d'hommage sur la tombe du soldat inconnu, dans le centre de Moscou, le 7 juin 2016. (Crédit : AFP PHOTO/POOL/Maxim Shipenkov)

Israël ne va pas laisser l’Iran utiliser le groupe terroriste Hezbollah pour transformer la partie syrienne de la frontière sur le Golan en un nouveau front, a annoncé le Premier ministre Benjamin Netanyahu aux médias russes, dans des remarques publiées mardi.

Netanyahu, qui est actuellement en visite de deux jours à Moscou, a annoncé à l’agence de presse étatique Interfax et à l’agence de presse TASS avant les pourparlers, qu’il ferait tout ce qui est en son pouvoir pour empêcher l’Iran de trouver une base en Syrie, et qu’il avait l’intention de demander l’aide de la Russie afin d’endiguer la menace que constitue le Hezbollah.

« Nous avons une ligne rouge, une frontière et nous n’allons pas autoriser qu’elle soit violée. L’Iran ne va pas être autorisé, via le Hezbollah, à utiliser le territoire syrien pour nous attaquer et ouvrir un nouveau front terroriste contre nous au Golan », a affirmé Netanyahu à TASS, avant une rencontre avec Poutine, mardi après-midi – leur quatrième cycle de pourparlers au cours de ces derniers mois.

Les deux dirigeants devaient continuer leur discussions en cours à propos de la coordination de la sécurité entre les armées russe et israélienne, particulièrement sur le volet appelé mécanisme de ‘déconflictualisation’, mis en place afin de s’assurer que Tsahal n’abatte pas un jet russe opérant dans l’espace aérien syrien.

« Nous avons clairement montré que nous restons en dehors du conflit syrien, avec deux exceptions : fournir des soins médicaux aux blessés syriens sur une base humanitaire et empêcher l’Iran d’utiliser la Syrie pour attaquer Israël ou bien de fournir des armes sophistiquées au Hezbollah », a noté Netanyahu. « Nous ne savons pas ce que la Syrie va devenir, mais quel que soit l’arrangement, elle ne peut pas devenir une base de terrorisme et d’agression iranienne », a-t-il mentionné à Interfax.

« Israël va continuer de partager ses inquiétudes avec le gouvernement russe concernant le Hezbollah. Ce groupe terroriste a appelé au meurtre de chaque Juif et en conséquence il faut l’empêcher d’acquérir des armes avancées de qui que ce soit. Le Hezbollah a lancé des milliers de missiles sur nos civils et nous n’allons pas lui permettre d’amasser encore plus d’armement sophistiqué à notre frontière ».

Netanyahu et Poutine devaient également célébrer les 25 ans de relations diplomatiques israélo-russes, relations réétablies en janvier 1992, 25 ans après que l’Union soviétique les ai rompues dans le sillage de la guerre des six jours de 1967.

« La Russie est une puissance mondiale importante et Israël est une puissance régionale importante. Le président Poutine et moi-même comprenons la valeur des liens entre nos deux pays, liens qui se sont améliorés de façon constante au cours de ce dernier quart de siècle. Notre relation a renforcé la coopération Russie-Israël et j’attends que cette visite ne fasse qu’ajouter à cela », a affirmé Netanyahu aux médias russes.

« Notre mécanisme de coordination a déjà fait ses preuves. Nos deux pays bénéficierons de son renforcement accru. »

Durant la visite de Netanyahu, Jérusalem et Moscou devaient également signer un accord bilatéral concernant les pensions de retraites, accord qui cherchait à « corriger une injustice historique concernant les personnes qui avaient émigré depuis l’ex-URSS jusqu’en 1992, émigrés qui avaient perdu leur possibilité d’obtenir une pension de retraite russe », a dit le Premier ministre dans un communiqué dimanche.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (à gauche) avec le président russe Vladimir Poutine à Moscou, le 21 avril 2016. (Crédit : autorisation)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (à gauche) avec le président russe Vladimir Poutine à Moscou, le 21 avril 2016. (Crédit : autorisation)

L’accord, qui ne doit prendre effet qu’après que les autorités russes l’auront ratifié, devait être signé par l’ancien ministre pour l’Immigration et l’Intégration Ze’ev Elkin et par le ministre russe du Travail et de la Protection sociale Maxim Topilin. Les paiements envers les Israéliens nés en URSS devraient commencer l’année prochaine.

La rencontre de mardi au Kremlin est le quatrième contact entre les deux dirigeants en moins d’un an. Netanyahu a déjà rendu visite à la capitale russe en septembre 2015 et en avril 2016. En outre, les deux dirigeants se sont rencontrés brièvement en novembre dernier en marge de la Conférence de Paris sur le climat. En comparaison, durant la même période, Netanyahu n’a rencontré le président américain Barack Obama que deux fois.

Raphael Ahren a contribué à cet article.

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