Netanyahu se félicite du réchauffement des relations avec les pays arabes
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Netanyahu se félicite du réchauffement des relations avec les pays arabes

Le Premier ministre a rappelé que les questions sécuritaires d’Israël guident la politique du gouvernement vis-à-vis de la bande de Gaza

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu 
 rencontre le président égyptien Abdel-Fattah el-Sissi en marge de l'Assemblée générale de l'ONU le 27 septembre 2018 (Crédit :Avi Ohayon / PMO)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu rencontre le président égyptien Abdel-Fattah el-Sissi en marge de l'Assemblée générale de l'ONU le 27 septembre 2018 (Crédit :Avi Ohayon / PMO)

NEW YORK — Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’est félicité du réchauffement des relations avec les pays arabes. Il a aussi mis en avant les efforts continus de l’Egypte pour aider à résoudre la crise économique qui affecte la bande de Gaza et à apaiser les tensions le long de la frontière avec l’enclave palestinienne.

Vendredi, lors d’un briefing à des journalistes qui l’accompagnaient dans son voyage aux Etats-Unis, Netanyahu a déclaré qu’Israël avait maintenant de « bonnes relations avec le monde arabe », et que l’État juif travaillait pour mettre en place un processus de réconciliation avec les nations du Golfe.

Un haut responsable israélien a cependant nuancé ces propos en soulignant que si les relations avec de nombreux pays arabes s’étaient effectivement améliorées, les Israéliens ne devraient pas s’attendre à la signature d’un accord avec ces pays dans un futur proche.

Abordant la question de la situation économique qui se détériore dans la bande de Gaza contrôlée par le Hamas et aussi le problème des affrontements constants le long de la frontière avec l’enclave palestinienne, Netanyahu a déclaré que les préoccupations sécuritaires guidaient avant tout la politique du gouvernement et qu’Israël était prêt à n’importe quel scénario.

Image d’émeutes sur la frontière avec Gaza, le 28 septembre 2018 (Autorisation :Armée israélienne)

« Ce n’est pas une remarque désinvolte, a-t-il souligné. Notre objectif principal est d’empêcher les brèches dans la barrière et de préserver notre sécurité ».

Evoquant le groupe terroriste du Hamas, Netanyahu a déclaré qu’ »il y a un problème général à Gaza, qui est contrôlé par un régime théocratique avec l’objectif explicite de détruire Israël ».

Selon l’officiel israélien, la crise à Gaza provient surtout de l’absence d’économie de marché et d’un gouvernement appropriée. « 70 % de l’argent qui va dans la bande de Gaza est utilisé pour la machine de guerre [du Hamas], a-t-il déclaré. [Les résidents de Gaza] vivent avec des miettes ».

L’officiel a déclaré qu’Israël était activement impliqué avec le président egyptien Abdel-Fattah el-Sissi dans la recherche d’une solution à la situation difficile dans la bande de Gaza. « Sissi est un homme très, très intelligent. De fait, un de nos intérêts communs est de résoudre le problème de Gaza », a expliqué l’officiel.

Le président égyptien Abdel-Fattah el-Sissi s’exprime devant la chambre pour un second mandat de quatre ans au Caire, le 2 juin 2018 (Crédit : bureau de presse de la présidence égyptienne via l’AP)

L’administration du président américain Donald Trump a coupé plus de 500 millions de dollars d’aides pour les Palestiniens. Elle a notamment mis un terme au soutien américain à l’UNRWA, l’agence des Nations unies pour les réfugiés palesitniens, ce qui a entraîné une crise budgétaire importante.

La semaine dernière, la Banque mondiale a averti que l’économie de la bande de Gaza était en « chute libre ». Selon le rapport, l’économie de Gaza a diminué de 6 % au premier trimestre de 2018, « avec des indications d’une poursuite de la détérioration ».

Selon la Banque mondiale, un habitant de Gaza sur deux vit actuellement en dessous du seuil de pauvreté et le chômage atteint les 53 %. Plus de 70 % des jeunes sont au chômage.

Le président de l’Autorité palestinienne (AP) Mahmoud Abbas a drastiquement réduit les fonds alloués à Gaza et coupé le versement des salaires des employés de l’AP pour faire pression sur le Hamas afin qu’il cède le contrôle du territoire.

Le Hamas craint également qu’Abbas puisse réduire les finances pour les soins de santé et les autres services pour les Gazaouis.

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