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Noam Sohlberg veut clarifier la protection des chefs de parti non députés

Le responsable des élections demande au Conseil national de sécurité de préciser qui doit examiner leurs demandes de protection et selon quels critères

Le vice-président de la Cour suprême, Noam Sohlberg, préside une audience de la Haute Cour de justice consacrée aux recours contre la loi gelant les arrestations, les enquêtes et les mesures coercitives visant les réfractaires haredim, à Jérusalem, le 28 juillet 2026. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le vice-président de la Cour suprême, Noam Sohlberg, préside une audience de la Haute Cour de justice consacrée aux recours contre la loi gelant les arrestations, les enquêtes et les mesures coercitives visant les réfractaires haredim, à Jérusalem, le 28 juillet 2026. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le juge Noam Sohlberg, président de la commission centrale électorale, a demandé jeudi au chef du Conseil national de sécurité, Shmuel Ben Ezra, de préciser à qui il revenait de décider quels chefs de partis politiques devaient bénéficier d’une protection, après les demandes en ce sens de Gadi Eisenkot, chef du parti Yashar, et de Yaïr Golan, chef des Démocrates.

Ni Eisenkot ni Golan ne siègent actuellement à la Knesset et ne peuvent donc bénéficier des mesures de protection prévues pour les élus. Tous deux auraient toutefois demandé que l’État assure leur sécurité face à la multiplication des menaces à leur encontre.

Dans une lettre adressée à Ben Ezra, Sohlberg a indiqué que son bureau avait « reçu des demandes concernant la protection de chefs de parti qui ne sont pas membres de la Knesset et dont la police aurait établi qu’ils faisaient l’objet de menaces ».

« Sans prendre position sur le fond de la question, au vu du nombre croissant de demandes, j’estime qu’il serait opportun que la commission consultative sur la protection des personnalités publiques, ainsi que la commission ministérielle compétente, se penchent sur cette question », a-t-il ajouté.

Sohlberg a demandé que soit précisé « à quelle instance il appartient de déterminer si une personne donnée fait l’objet de menaces », « quelle instance est chargée d’assurer sa protection » et « quels critères s’appliquent à la protection de ces personnes pendant la période électorale ».

Eisenkot et Golan font tous deux l’objet de menaces de plus en plus nombreuses depuis plusieurs semaines.

Le chef du Parti démocrate, Yaïr Golan (à droite), rencontre Gadi Eisenkot, ancien numéro deux de Kakhol Lavan – HaMahane HaMamlahti, le 10 septembre 2025. (Crédit : Autorisation)

Le fils d’Eisenkot, le sergent-chef (Rés.) Gal Eisenkot, a été tué à Gaza en décembre 2023. Au début du mois, sa famille s’est rendue sur sa tombe et a découvert cette inscription sur la pierre tombale : « Gal le combattant, dommage que ton père ne protège pas les soldats. »

Par ailleurs, selon le site d’information Walla, le parti de Golan a demandé que le dirigeant de gauche bénéficie d’une protection face à la multiplication, sur les réseaux sociaux, de menaces visant son intégrité physique et sa vie.

L’une de ces publications, citée par Walla, appelait à lui tirer « une balle dans la tête », tandis qu’une autre préconisait de lui « crever » les yeux et affirmait que lui et sa famille méritaient d’être pendus parce qu’il avait « provoqué une deuxième Shoah pour le peuple juif ».

Plus tôt dans la semaine, Sohlberg avait démenti avoir rejeté une demande visant à assurer la protection d’Eisenkot, soulignant qu’il n’était pas habilité à trancher cette question, selon le quotidien Haaretz.

La question de l’autorité chargée d’assurer la protection des candidats aux élections s’est posée dans le cadre d’un différend concernant la sécurité d’Eisenkot, qui arrive en tête de la plupart des sondages à l’approche des élections du 27 octobre.

Sohlberg a indiqué que le directeur du Shin Bet, David Zini, lui avait fait savoir qu’aucun renseignement ne faisait état d’une intention de s’en prendre à Eisenkot. Il n’y avait donc, selon lui, aucune raison de réunir la commission ministérielle chargée de superviser les activités du Shin Bet pour envisager de lui accorder une protection.

Le Shin Bet a ensuite confirmé que Zini avait lui-même décidé de ne pas assurer la protection d’Eisenkot, précisant qu’il était « seul responsable » de cette décision.

Le parti d’Eisenkot a expliqué avoir sollicité la protection de l’État face à la multiplication des menaces visant son chef, qui s’impose comme l’un des principaux candidats au poste de Premier ministre.

Selon le site d’information Ynet, l’équipe de campagne d’Eisenkot a averti Zini que les tensions et les incitations à la haine et à la violence s’intensifiaient, dans la rue comme en ligne, à l’approche des élections, et que la menace physique pesant sur le candidat « s’accroît de jour en jour ».

Gadi Eisenkot (à droite) salue ses partisans lors du lancement de la campagne électorale de son parti Yashar, à Hod Hasharon, dans le centre d’Israël, le 30 juin 2026. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

Face à cette menace, l’équipe de campagne d’Eisenkot avait dans un premier temps engagé des gardes du corps privés, mais estimait que ceux-ci ne pouvaient assurer efficacement sa sécurité sans être armés, d’autant qu’Eisenkot participe régulièrement à des événements publics dont les lieux et les horaires sont annoncés à l’avance.

Quelques jours plus tard, le Shin Bet a proposé une solution intermédiaire : il ne financerait pas le dispositif de protection d’Eisenkot, mais autoriserait ses gardes du corps privés à porter des armes.

Selon la chaîne N12, l’équipe de campagne d’Eisenkot a également été autorisée à consulter les renseignements du Shin Bet concernant les menaces pesant sur lui et dispose désormais d’une ligne de communication directe avec le siège de l’agence.

Ce différend sur la protection d’Eisenkot intervient alors que celui-ci s’affirme comme le principal adversaire électoral de Netanyahu. Un sondage de Zman Yisrael publié jeudi place Yashar en tête avec 26 sièges, contre 22 pour le Likud. Yashar domine la plupart des sondages depuis plusieurs semaines, même si le Likud reste souvent à quelques sièges seulement.

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