Nucléaire iranien : Les signataires de l’accord tendent la main à Biden
Rechercher

Nucléaire iranien : Les signataires de l’accord tendent la main à Biden

Les ministres des Affaires étrangères européens, chinois, russe et iranien se sont retrouvés alors que l'Iran s'éloigne toujours plus de ses engagements

Abbas Araghchi (centre droit), adjoint politique au ministère des Affaires étrangères de l'Iran, et Helga Schmid (centre gauche), secrétaire générale du service d'action extérieure de l'UE (SEAE), participent à une réunion de la commission mixte du plan d'action global conjoint à laquelle participent l'Allemagne, la Chine, la France, la Russie, le Royaume-Uni et l'Iran, le 28 juillet 2019 au Palais Coburg à Vienne, en Autriche. (Crédit : ALEX HALADA / AFP)
Abbas Araghchi (centre droit), adjoint politique au ministère des Affaires étrangères de l'Iran, et Helga Schmid (centre gauche), secrétaire générale du service d'action extérieure de l'UE (SEAE), participent à une réunion de la commission mixte du plan d'action global conjoint à laquelle participent l'Allemagne, la Chine, la France, la Russie, le Royaume-Uni et l'Iran, le 28 juillet 2019 au Palais Coburg à Vienne, en Autriche. (Crédit : ALEX HALADA / AFP)

Les signataires de l’accord sur le nucléaire iranien ont déclaré lundi « vouloir répondre positivement » à la « perspective d’un retour des Etats-Unis » autour de la table, les Européens invitant l’Iran à ne pas « compromettre » l’avenir.

Les ministres des Affaires étrangères européens, chinois, russe et iranien se sont retrouvés pour tenter de calmer le jeu dans l’attente de la nouvelle administration américaine, alors que l’Iran s’éloigne toujours plus de ses engagements.

Cette réunion est restée virtuelle pour cause de pandémie.

« Les ministres ont convenu de poursuivre le dialogue (…) et ont pris acte de la perspective d’un retour des Etats-Unis, soulignant qu’ils étaient prêts à y répondre de manière positive dans le cadre d’un effort conjoint », selon un communiqué commun.

Le dossier iranien connaît de nouveaux soubresauts depuis l’élimination fin novembre d’un physicien nucléaire iranien, Mohsen Fakhrizadeh.

Dans la foulée de cette attaque attribuée à Israël, l’aile la plus dure à Téhéran a promis une riposte, fragilisant encore un peu plus l’accord conclu à Vienne en 2015.

Début décembre, Paris, Londres et Berlin ont exprimé leur « profonde préoccupation » face à l’installation de trois nouvelles cascades de centrifugeuses avancées d’enrichissement d’uranium à Natanz (centre de l’Iran).

Des centrifugeuses au sein de l’usine d’enrichissement de l’uranium de Natanz, dans le centre de l’Iran, le 5 novembre 2019. (Crédit : Atomic Energy Organization of Iran via AP)

Les trois pays se sont aussi alarmés de l’adoption par le Parlement iranien d’une loi controversée sur la question nucléaire qui, si elle était promulguée, signerait probablement la mort de l’accord.

Ce texte appelle le gouvernement à nettement renforcer le programme nucléaire et à mettre fin aux inspections de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

« J’ai clairement indiqué que l’Iran ne doit pas mettre en œuvre les extensions récemment annoncées de son programme nucléaire », a écrit le ministre britannique des Affaires étrangères sur Twitter lundi.

« Une telle mesure compromettrait les possibilités de progrès que nous espérons voir en 2021 », a ajouté Dominic Raab.

Son homologue allemand Heiko Maas a lui aussi appelé à ne pas « rater la dernière opportunité » que constitue la prise de fonction d’un nouveau président à Washington en s’adonnant à « des manœuvres tactiques ».

Le président iranien s’est dit confiant jeudi dans le fait que le président américain élu, Joe Biden, reprendrait les engagements américains dans le cadre de l’accord dont Donald Trump a retiré les Etats-Unis.

« Je n’ai aucun doute que la persévérance du peuple iranien au cours de ces trois dernières années forcera la nouvelle administration américaine à céder et à reprendre ses engagements », a déclaré Hassan Rohani à la télévision. « Les sanctions seront alors levées », a-t-il ajouté.

Joe Biden, qui doit arriver à la Maison Blanche le 20 janvier, a confirmé sa volonté de revenir dans le giron de l’accord de Vienne.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...