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Pandora Papers: Teddy Sagi, Idan et Eyal Ofer nommés dans les derniers documents

Le milliardaire Idan Ofer aurait utilisé un yacht de 50 mètres appartenant à une société basée dans les îles Vierges pour obtenir un prêt de 15M d'euros du Crédit Suisse en 2015

Idan Ofer avec son défunt père Sammy Ofer. (Moshe Shai/Flash90)
Idan Ofer avec son défunt père Sammy Ofer. (Moshe Shai/Flash90)

Les milliardaires israéliens Teddy Sagi et les frères Idan et Eyal Ofer figurent parmi les dernières personnalités citées dans les « Pandora Papers », un ensemble de près de 12 millions de documents ayant fait l’objet de fuites et détaillant les secrets financiers des personnes riches et célèbres du monde entier.

Quelque 565 Israéliens figurent dans les « Pandora Papers », publiés par le Consortium international des journalistes d’investigation, selon Shomrim, une organisation israélienne de journalisme d’investigation à but non lucratif qui a participé à l’enquête.

Parmi les personnes citées figurent Nir Barkat, député du Likud, Haim Ramon, ancien ministre de la Justice, Arnon Milchan, magnat du cinéma et témoin dans le procès pour corruption contre Benjamin Netanyahu, Beny Steinmetz, magnat du diamant, et bien d’autres.

Les documents détaillent les transactions financières secrètes effectuées par ces riches individus – dont beaucoup sont légales en Israël – qui visent souvent à dissimuler des actifs à l’étranger ou à dissimuler leurs liens avec des entreprises et d’autres activités et avoirs financiers.

Dans la dernière série de documents publiés mercredi, des détails ont été révélés sur les transactions des frères Ofer, mais aussi sur Sagi – qui aurait été récemment la cible d’un complot visant à nuire à des Israéliens à Chypre -, Moshe Hogeg, entrepreneur et propriétaire de l’équipe de football du Beitar Jérusalem, et Eytan Stibbe, qui devrait devenir le deuxième Israélien à voyager dans l’espace au début de l’année prochaine.

D’après les documents cités par Shomrim, Eyal Ofer –  dont la fortune est estimée à près de 11,5 milliards de dollars – est propriétaire d’un fonds secret établi dans les îles Caïmans, nommé Ark, qu’il a hérité de son père, Sammy Ofer. Ark est également lié à une société secrète créée dans les îles Vierges, Elm Holdings Group, qui est répertoriée comme appartenant à une compagnie maritime du Liberia.

Le frère d’Eyal, Idan Ofer, ddont la fortune est estimée à 6,5 milliards de dollars, serait propriétaire d’une société dont le siège social se trouve dans les îles Vierges et qui s’appelle Better Place, et dont les avoirs comprennent un yacht de 50 mètres qui a été utilisé comme garantie pour un prêt de 15 millions d’euros du Crédit Suisse en 2015.

L’homme d’affaires israélien Teddy Sagi (Autorisation)

Selon Shomrim, Sagi – qui vaudrait environ 5,4 milliards de dollars – est lié à une soixantaine de sociétés dont le siège social se trouve dans des paradis fiscaux connus.

Hogeg, un investisseur en capital-risque et président de l’Institut de recherche sur les blockchains de l’Université de Tel Aviv, est également mentionné à de multiples reprises dans les Pandora Papers, a déclaré Shomrim. Une de ces mentions provient d’une transaction de 2014 où une société singapourienne appelée Dragon Fortune a acheté un million d’actions dans la startup de Hogeg, Mobli, pour environ 20 millions de dollars. L’homme derrière Dragon Fortune était un multimillionnaire kazakh nommé Dinmukhamet Idrissov.

Stibbe était l’un des fondateurs du LR Group, qui aurait vendu des armes à l’Angola pendant sa guerre civile sanglante – accusations que Stibbe a niées. Selon Shomrim, bien que Stibbe affirme avoir vendu ses parts dans le LR Group en 2011, il a continué à être lié à la société pendant plusieurs années.

Eytan Stibbe, qui doit devenir le « deuxième astronaute israélien dans l’espace », s’exprime à la résidence du président le 16 novembre 2020. (Mark Neyman / GPO)

Les documents qui ont fait l’objet de la fuite ont été surnommés les « Pandora Papers » parce que leurs conclusions font la lumière sur les transactions jusqu’alors cachées de l’élite et des corrompus, et sur la manière dont ils ont utilisé des comptes offshore pour protéger des actifs d’une valeur collective de plusieurs milliers de milliards de dollars. Quelque 600 journalistes de 150 médias dans 117 pays ont travaillé sur ce rapport, publié au début du mois par l’ICIJ.

Selon l’enquête, plus d’une douzaine de chefs d’État et de gouvernement, dont le roi de Jordanie et le Premier ministre tchèque, ont amassé de vastes fortunes sur des comptes offshore secrets. Les répercussions politiques de la fuite de ces documents se font sentir dans le monde entier.

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