Pas de « double pandémie » : Aucun cas de grippe n’a été enregistré dans le pays
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Pas de « double pandémie » : Aucun cas de grippe n’a été enregistré dans le pays

Israël n’a pas (encore) gagné la guerre contre la COVID, mais son plan de lutte a contribué à remporter une victoire contre la grippe, qui aurait pu submerger les services de santé

Des gens à Tel Aviv, certains portant des masques protecteurs, le 6 janvier 2021. (Miriam Alster / FLASH90)
Des gens à Tel Aviv, certains portant des masques protecteurs, le 6 janvier 2021. (Miriam Alster / FLASH90)

Alors qu’Israël lutte contre une troisième vague de coronavirus, le pays a remporté une victoire contre une autre maladie : la grippe.

Il n’y a pas eu un seul cas de grippe enregistré cet hiver, a annoncé cette semaine le Centre israélien de contrôle des maladies, signalant aux médecins que leur pire peur pour cette saison ne s’était pas concrétisée. Cette révélation intervient alors que les responsables de la santé de d’autres pays, y compris les États-Unis, ont également observé une faible incidence de la grippe.

Certains pensent que les mesures de quarantaine destinées à contrôler le coronavirus ont pu aider à lutter contre la grippe.

Il y avait eu des craintes avant l’hiver d’un effet dit de « double pandémie », avec des cas graves de grippe et de coronavirus submergeant les services de santé.

L’inquiétude s’était accentuée alors qu’il n’était pas déterminé si les vaccins contre la grippe seraient administrés rapidement et de façon large, et par le fait qu’Israël a connu une saison grippale difficile l’année dernière, qui a provoqué de nombreuses hospitalisations, avec des articles de presse faisant état de certains patients traités dans les couloirs des hôpitaux.

Overcrowding at hospitals has forced many patients to lie on beds in the corridors, like this man at Barzilai Hospital in Ashkelon on Monday. (photo credit: Tsafrir Abayov/Flash90)
Photo d’illustration d’un patient placé dans le couloir d’un hôpital israélien en raison de la surpopulation. (Crédit : Tsafrir Abayov / Flash90)

En octobre, le Dr. Amnon Lahad, président du Conseil national pour la santé communautaire, a déclaré au Times of Israël qu’il était « très préoccupé » par le fait qu’Israël ne recevrait pas suffisamment de vaccins contre la grippe à temps.

Le fait qu’aucun cas n’a été signalé ne signifie pas qu’il n’y en a pas eu, mais toute propagation significative ou cas grave aurait été remarqué par les autorités médicales.

Dr. Anat Engel, directrice générale du centre médical Wolfson. (Autorisation du centre médical Wolfson)

« Normalement, nous aurions commencé à le voir fin octobre, mais cette année, toujours maintenant, nous ne voyons pas le virus, ce qui est remarquable », a déclaré le Dr. Anat Engel, directrice générale du centre médical Wolfson au Times of Israël.

Le Centre israélien de contrôle des maladies a indiqué que les Israéliens se faisaient vacciner contre la grippe à un taux proche du double que la normale cette année, mais que ce nombre laissait toujours quatre personnes sur cinq non vaccinées.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les taux d’infection de grippe en décembre étaient inférieurs aux prévisions à cette période de l’année. Certains experts ont attribué cette diminution des cas de grippe aux directives sanitaires et aux restrictions de voyage destinées à freiner la propagation du coronavirus.

« Les choses vont bien en grande partie grâce à la distanciation sociale et aux masques, introduits pour lutter contre la COVID », a déclaré Engel. « La grippe se propage de la même manière, donc ces mesures ont aidé. »

Tanya Cardash, directrice médicale du service de soins Maccabi à Jérusalem. (Autorisation de Tanya Cardash)

Tanya Cardash, directrice médicale du service de soins Maccabi à Jérusalem, a déclaré au Times of Israël que la baisse drastique des voyages internationaux signifiait que peu de cas, voire aucun, avaient même eu une chance d’atteindre Israël.

« Il y a beaucoup moins de voyages internationaux et, normalement, l’un des principaux moyens par lesquels les cas de grippe arrivent en Israël est lorsque les gens voyagent à l’étranger puis reviennent ici », a-t-elle déclaré.

Selon Cardash, un autre changement s’est produit, qui, elle l’espère, restera fidèle aux Israéliens même après la pandémie et réduira les cas de grippe dans les années à venir.

« En temps normal, les Israéliens ont un esprit et une volonté de travail à toute épreuve, et même quand ils ne se sentent pas bien, ils prennent un ibuprofène et partent travailler. Cela a changé », a-t-elle déclaré.

« La pandémie a mis en évidence la nécessité de prendre soin de notre santé et de prendre des mesures pour protéger celle des autres autour de nous, y compris les personnes âgées », a-t-elle ajouté.

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