Plus de 500 cas confirmés de COVID-19 pour la deuxième journée d’affilée
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Plus de 500 cas confirmés de COVID-19 pour la deuxième journée d’affilée

521 personnes ont été testées positives ; le nombre de malades gravement atteints augmente ; les responsables de la santé et ministres s'affrontent sur la gestion de la situation

Des voyageurs arrivés à l'aéroport international Ben-Gurion, en Israël, se dirigent vers la zone de dépistage du coronavirus, le 1er juillet 2021. (Crédit : Nati Shohat/FLASH90)
Des voyageurs arrivés à l'aéroport international Ben-Gurion, en Israël, se dirigent vers la zone de dépistage du coronavirus, le 1er juillet 2021. (Crédit : Nati Shohat/FLASH90)

Le nombre de personnes testées positives à la COVD-19 en l’espace de vingt-quatre heures continue à augmenter dans un contexte de résurgence du coronavirus. Ainsi, 521 personnes ont été testées positives, mardi, pour la deuxième journée d’affilée – lundi et mardi sont les seuls jours où le bilan quotidien des contaminations confirmées a dépassé les 500 depuis le mois de mars.

Les chiffres diffusés par le ministère, mercredi, indiquent que le nombre de cas graves est passé à 40 – soit deux de plus que 24 heures auparavant et un chiffre record depuis le mois de mai.

Les données du ministère établissent qu’il y a actuellement 3 274 cas actifs dans le pays. Le bilan des décès reste de son côté inchangé, à 6 429.

Le cabinet dit « du coronavirus », qui regroupe des ministres choisis et chargés de formuler les politiques face à l’épidémie, s’est réuni pour évoquer la réimposition de certaines restrictions afin de venir à bout de la récente recrudescence des cas après une rencontre, la veille, où aucune décision n’avait été prise.

Il y aurait des désaccords croissants entre le ministère de la Santé et les membres du cabinet sur la meilleure manière d’appréhender la situation et d’évaluer l’épidémie.

Le ministère de la Santé réfléchit à la nécessité de mettre en œuvre des limitations pour permettre de faire baisser le bilan des nouveaux cas quotidiens enregistrés qui, a-t-il prédit, atteindra les 1 000 dès la semaine prochaine. Les autres ministres, de leur côté, se concentreraient davantage sur deux autres critères : le nombre de cas graves et la perspective d’éventuels décès supplémentaires.

Une jeune israélienne se fait vacciner contre la COVID-19 dans un centre de vaccination mis en place par la municipalité de Tel Aviv et le Magen David Adom, à Tel Aviv, le 6 juillet 2021. (Crédit : Jamal Awad/Flash90)

La ministre de l’Information et des Technologies, Orit Farkash-Hacohen, a déclaré au micro de la Radio militaire qu’elle n’était « pas sûre que nous accepterons le paramètre du nombre de cas confirmés pour imposer de nouvelles restrictions ».

Farkash-Hacohen a déclaré que le cabinet avait décidé que la situation serait plutôt prise en charge en fonction du nombre de personnes gravement malades, ainsi qu’en fonction du taux des décès.

Orit Farkash-Hacohen à Tel Aviv, le 27 avril 2021. (Crédit : Miriam Alster/FLASH90)

Toutefois, Ran Balicer, président du panel national d’experts chargé de la question de la COVID-19 au sein de l’État juif, a déclaré au micro de la même radio que « nous n’avons pas encore d’estimation établie concernant le stade de la contagion, et à quel coût cette dernière pourra être stoppée ».

« Peut-être que nous le saurons et que nous serons en mesure de prendre une décision d’ici quelques semaines », a-t-il ajouté.

Le ministère de la Santé a émis une série de recommandations, lors de la réunion du cabinet du coronavirus qui a eu lieu mardi soir, sur la mise en place de nouvelles mesures susceptibles de s’attaquer à des points déterminants favorisant la propagation du virus.

Les ministres et les responsables de la santé auraient été divisés sur une proposition exigeant des parents – notamment vaccinés – dont l’enfant a été placé à l’isolement après avoir été en contact avec un porteur connu du coronavirus de se mettre eux-mêmes en quatorzaine.

Les ministres s’opposent à cette mesure, qui a été présentée par des responsables de la santé, a rapporté la Douzième chaîne. Des chiffres récents ont indiqué qu’une proportion significative de parents vaccinés étaient contaminés par leurs enfants porteurs du coronavirus. Toutefois, le Premier ministre Naftali Bennett et le ministre de la Santé, Nitzan Horowitz, s’opposent à cette idée de quarantaine imposée aux parents, a précisé la chaîne.

Le Premier ministre Naftali Bennett à droite, et le ministre de la Santé Nitzan Horowitz, à gauche, dans un centre de vaccination à Holon, le 29 juin 2021. (Crédit : Marc Israel Sellem/POOL/Flash90)

Ces informations ont été rendues publiques alors que les caisses d’assurance-santé du pays seraient dans l’incapacité d’atteindre l’objectif fixé par le gouvernement, qui était de vacciner 50 % des préadolescents et adolescents âgés de 12 à 15 ans d’ici la fin du mois.

Dès ce week-end, les adolescents ne pourront plus utiliser les doses issues des stocks existants de vaccin – ces derniers expirant à la fin du mois. Un intervalle de trois semaines est par ailleurs nécessaire entre l’administration de la première dose et l’injection de la seconde.

La campagne de vaccination israélienne n’est actuellement ouverte qu’aux Israéliens âgés de 12 ans et plus. Les responsables ont donné leur feu vert à la catégorie des 12 à 15 ans au début du mois de juin, mais les autorités n’ont commencé à encourager les vaccinations pour ce groupe d’âge qu’à la fin du mois dernier, en réponse à un nombre de nouveaux cas en augmentation.

La Clalit a indiqué qu’elle avait vacciné 63 500 enfants, ce qui représente 20 % de ses adhérents dans le groupe d’âge concerné.

La caisse d’assurance-santé HMO a indiqué avoir procédé à 20 600 vaccinations, ce qui – en prenant en compte les rendez-vous pris – représente 32 % de ses adhérents dans la catégorie ciblée.

Du côté de Leumi, 7 500 préadolescents et adolescents ont été vaccinés dans les dispensaires ouverts à cet effet – ce qui représente 25 % des membres du groupe concerné.

Seule la Maccabi a fait savoir qu’elle avait vacciné près de 50 % de ses membres dans la catégorie des 12-15 ans, sans donner de chiffre supplémentaire.

Un adolescent israélien se fait vacciner contre la COVID-19 dans un centre de vaccination mis en place par la municipalité de Tel Aviv et le Magen David Adom, à Tel Aviv, le 6 juillet 2021. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

Bennett a estimé que la vaccination – et la vaccination en particulier des enfants du pays – était déterminante pour stopper la récente épidémie. Elle permet également, a-t-il affirmé, d’éviter de réimposer les restrictions mises en vigueur pendant toute l’année dernière.

Les mesures proposées par le ministère de la Santé aux ministres, au sein du cabinet du coronavirus, visent très largement les enfants en âge d’aller à l’école – le groupe le moins vacciné du pays, a fait savoir la presse israélienne.

De plus, les officiels recommandent que les participants aux événements accueillant plus de cent enfants se soumettent à un test de dépistage rapide avant d’y accéder. Une mesure qui s’appliquerait également aux Israéliens qui se rendent dans les maisons de retraite.

Parmi les autres mesures envisagées, la mise en quatorzaine obligatoire des Israéliens revenant de l’étranger jusqu’à l’obtention du résultat d’un test de dépistage qui serait impérativement réalisé à leur arrivée à l’aéroport. Actuellement, seules les personnes qui n’ont pas été vaccinées et qui n’ont jamais attrapé le coronavirus sont tenues d’attendre le résultat du test en se plaçant à l’isolement. De plus, les personnes arrivant dans le pays devraient effectuer un nouveau test quatre jours après leur retour.

Des voyageurs à l’aéroport international Ben Gurion, près de Tel Aviv, le 21 juin 2021. (Crédit : FLASH90)

Le ministère de la Santé recommanderait aussi la mise en quatorzaine obligatoire pour tous les Israéliens revenant d’un pays figurant sur la liste de vingt nations épinglées pour leur taux d’infection à la COVID-19 élevé. La quatorzaine – qui pourrait être réduite à dix jours en présentant deux tests négatifs – s’appliquerait à tous les passagers venant de ces pays, même aux personnes vaccinées ou en rémission de la maladie.

Cette recrudescence du virus est devenue une question majeure pour le nouveau gouvernement de Bennett. Elle a lieu deux mois après une très forte baisse du nombre de cas qui avait permis à l’État juif de lever la majorité des restrictions et de rouvrir sa vie publique.

Le ministre de la Santé Nitzan Horowitz a indiqué au cours d’une conférence de presse qui a eu lieu à l’université Ben-Gurion, mardi, qu’Israël tentait de combattre le virus tout en évitant la « panique » et en tentant de maintenir les restrictions mises en vigueur à un niveau minimum pour permettre le maintien d’une vie presque normale.

Cette résurgence du coronavirus en Israël est largement attribuée à la propagation du variant Delta, qui avait été initialement identifié en Inde et qui serait deux fois plus contagieux que la souche Alpha originale.

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