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Précédentes attaques contre des synagogues et des lieux juifs dans le monde

Que ce soit à Djerba ou à Copenhague, les juifs restent une cible très fréquente

Un Juif rend hommage aux victimes de la fusillade de Bruxelles (Crédit : AFP PHOTO / BELGA / THIERRY ROGE)
Un Juif rend hommage aux victimes de la fusillade de Bruxelles (Crédit : AFP PHOTO / BELGA / THIERRY ROGE)

Rappel de précédentes attaques meurtrières contre des synagogues dans le monde depuis une quinzaine d’années, après la fusillade samedi dans une synagogue de Pittsburgh, en Pennsylvanie.

Tunisie

Le 11 avril 2002, 21 personnes – 14 Allemands, 5 Tunisiens et 2 Français – sont tuées dans un attentat-suicide contre la synagogue de la Ghriba, sur l’île de Djerba, dans le Sud tunisien. Un camion citerne conduit par un Tunisien et chargé de gaz explose devant la synagogue, le plus ancien lieu de culte juif en Afrique.

L’attentat est revendiqué par Al-Qaïda.

Un jeune garçon juif à la synagogue de la Ghriba (Crédit : Fethi Belaid/AFP)

Turquie

Le 15 novembre 2003, des véhicules remplis d’explosifs frappent deux synagogues d’Istanbul, Neve Shalom et Beth Israel, faisant 30 morts et plus de 300 blessés.

Le 20 novembre, des attentats visent le consulat britannique et la banque HSBC.

Revendiqués par une cellule turque d’Al-Qaïda, les quatre attentats font au total 63 morts.

Israël

Le 18 novembre 2014, une attaque menée par deux terroristes palestiniens contre une synagogue de Jérusalem fait cinq morts, trois Israélo-Américains, un Israélo-Britannique et un policier druze.

Cette attaque, la première contre un lieu de culte juif à Jérusalem et la plus meurtrière depuis 2008, s’est produite dans le quartier de Har Nof, à Jérusalem, considéré comme un bastion du Shas, un parti ultra-orthodoxe.

Les deux Palestiniens, des cousins pères de plusieurs enfants, sont abattus par la police.

Intérieur de la synagogue d’Hart Nof après l’attentat du 18 novembre 2014 (Crédit : Kobi Gideon/GPO/FLASH90)

Danemark

Le 14 février 2015, un Danois d’origine palestinienne, qui avait prêté allégeance au groupe Etat islamique, ouvre le feu sur un centre culturel de Copenhague où se déroule une conférence sur la liberté d’expression, tuant un cinéaste.

Dans la nuit, il abat un fidèle juif de 37 ans qui montait la garde devant la synagogue de Copenhague où était célébrée une bar-mitzvah avant d’être tué dans un échange de tirs avec la police.

Le rabbin Jair Melchior (à droite) s’entretient avec un soldat danois qui garde la synagogue juive à Copenhague, au Danemark, le 29 septembre 2017. Les soldats danois ont été déployés dans les rues de Copenhague pour la première fois le vendredi 29 septembre 2017, remplaçant la police dans la protection de la synagogue et de l’ambassade d’Israël qui sont gardés depuis deux attentats meurtriers en 2015. (AFP PHOTO / SCANPIX DENMARK / Nikolai Linares)

Outre les synagogues, de nombreuses attaques ont visé des lieux communautaires juifs ces dernières années:

En France, le 19 mars 2012, Mohamed Merah, un terroriste islamiste franco-algérien de 23 ans tue trois enfants – Gabriel, 3 ans, et Aryeh, 6 ans ainsi qu’une autre petite fille de 8 ans, Myriam Monsonégo et un enseignant Jonathan Sandler dans un collège juif du sud-ouest du pays.

A LIRE : Samuel Sandler : « ma belle-fille ne se pose pas de questions. Moi, oui »

Aux ETATS-UNIS, le 13 avril 2014, un suprémaciste blanc connu pour son antisémitisme, attaque un centre communautaire et une maison de retraite juifs du Kansas (centre), tuant trois personnes pensant qu’elles étaient juives.

En Belgique, le 24 mai 2014, un homme ouvre le feu dans le hall d’entrée du Musée juif de Bruxelles, faisant quatre morts – Emanuel et Miriam Riva, Dominique Sabrier et Alexandre Strens. L’auteur présumé, le Franco-Algérien Mehdi Nemmouche, est arrêté dans le sud de la France en juin, puis extradé vers la Belgique.

En France, le 9 janvier 2015, quatre juifs – Yoav Hattab, Yohan Cohen, Francois-Michel Saada, Philippe Braham – sont tués lors d’une prise d’otages dans une épicerie casher par un jihadiste dans la capitale.

Les quatre victimes de l’Hyper Cacher, de gauche à droite : Yoav Hattab, Yohan Cohen, Francois-Michel Saada, Philippe Braham. (Crédit : autorisation)

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