Rechercher

Premier mariage civil pour un couple non musulman aux Emirats

Le riche pays musulman du Golfe s'est efforcé d'apparaître comme une nation moderne et a notamment autorisé le concubinage et allégé les restrictions sur l'alcool

Bagues de mariage (Crédit : Ernst Vikne, via Flickr, CC BY-SA )
Bagues de mariage (Crédit : Ernst Vikne, via Flickr, CC BY-SA )

Un tribunal d’Abou Dhabi a délivré un acte de mariage civil à un couple non musulman, une première aux Emirats arabes unis, pays du Golfe qui tente de véhiculer une image plus libérale et progressiste, a indiqué lundi l’agence de presse émiratie WAM.

Un couple canadien est le premier à bénéficier de cette nouvelle loi sur le statut des non-musulmans dans la capitale émiratie.

« La délivrance de ce premier contrat de mariage civil par un tribunal d’Abou Dhabi est un précédent dans la région », écrit WAM.

Ce riche pays musulman du Golfe s’est efforcé ces dernières années d’apparaître comme une nation moderne et ouverte sur le monde.

Vue d’Abou Dhabi, aux Émirats arabes unis. (Crédit : AP Photo/Kamran Jebreili)

Les Emirats, où 90 % des quelque dix millions d’habitants sont des étrangers, ont autorisé le concubinage, allégé les restrictions sur l’alcool ou encore facilité l’obtention d’autorisations de résidence.

Le mariage civil est rare au Moyen-Orient et se tient généralement sous l’autorité d’un religieux.

Si de nombreux pays de la région ne reconnaissent pas du tout le mariage civil, d’autres l’acceptent, comme l’Algérie et la Tunisie, parfois sous certaines conditions.

Début décembre, les Emirats ont décidé à partir de 2022 de faire passer leur week-end de vendredi-samedi à samedi-dimanche et d’instaurer une semaine de travail de quatre jours et demi, dans un souci notamment de compétitivité.

Il s’agira du seul pays du Golfe où le week-end ne se tiendra pas le vendredi, jour de la prière pour les musulmans, et le samedi.

En Arabie saoudite, voisin des Emirats, des réformes de libéralisation ont également été engagées, telles que la levée de l’interdiction pour les femmes de conduire et l’autorisation de concerts ou d’autres événements mixtes, malgré une répression stricte de la dissidence.

A l’instar des Emirats, le royaume saoudien souhaite diversifier son économie dépendante du pétrole et transformer sa capitale Ryad en centre international.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...