Premières images de la barrière maritime contre les attaques à Gaza
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Premières images de la barrière maritime contre les attaques à Gaza

La barrière de défense sous-marine et terrestre est érigée contre le terrorisme dans la bande de Gaza dirigée par le Hamas

  • Construction d'une barrière maritime à la plage de Zikim, le 5 août 2018 (Crédit : ministère de la Défense)
    Construction d'une barrière maritime à la plage de Zikim, le 5 août 2018 (Crédit : ministère de la Défense)
  • Construction d'une barrière maritime à la plage de Zikim, le 5 août 2018 (Crédit : ministère de la Défense)
    Construction d'une barrière maritime à la plage de Zikim, le 5 août 2018 (Crédit : ministère de la Défense)
  • Construction d'une barrière maritime à la plage de Zikim, le 5 août 2018 (Crédit : ministère de la Défense)
    Construction d'une barrière maritime à la plage de Zikim, le 5 août 2018 (Crédit : ministère de la Défense)
  • Construction d'une barrière maritime à la plage de Zikim, le 5 août 2018 (Crédit : ministère de la Défense)
    Construction d'une barrière maritime à la plage de Zikim, le 5 août 2018 (Crédit : ministère de la Défense)
  • Construction d'une barrière maritime à la plage de Zikim, le 5 août 2018 (Crédit : ministère de la Défense)
    Construction d'une barrière maritime à la plage de Zikim, le 5 août 2018 (Crédit : ministère de la Défense)

Le ministère de la Défense a révélé dimanche des images d’une nouvelle barrière maritime qui est actuellement en cours de construction pour protéger le pays des attaques depuis la bande de Gaza.

« Les capacités israéliennes anti-terroristes autour de Gaza progressent quotidiennement », a déclaré le ministre de la Défense Avigdor Liberman.

« Le travail d’édification des barrières terrestres et maritimes autour de la bande de Gaza progressent à un rythme incroyablement rapide et impressionnant », a affirmé Liberman.

« Nos capacités d’empêcher des attaques à proximité de la bande s’améliorent en permanence ».

Quand elle sera terminée, elle fera 200 mètres de long, 50 mètres de large et s’étendra sur six mètres au-dessous du niveau de l’eau. Il y aura également une infrastructure défensive rajoutée au sommet de la barrière.

Décrite par le ministère comme une « digue inattaquable », construite dans le secteur de la plage de Zikim, adjacente à l’enclave côtière, cette structure a été créée pour résister aux vagues et pour durer de nombreuses années, avait expliqué le ministère lorsqu’il en avait débuté la construction fin mai.

Le général de brigade Eran Ofir, chef de l’administration des frontières – responsable de la construction de la structure – a fait savoir que le mur serait terminé à la fin de l’année, disant qu’il serait constitué de trois niveaux – un niveau sous-marin, puis un niveau de pierre blindé, et enfin une troisième couche de fils barbelés ».

La barrière entière, elle-même, est protégée par une autre clôture de sécurité en barbelés.

Lorsque les travaux avaient commencé, Liberman les avait décrits comme étant « les seuls [de ce type] dans le monde ».

La décision de construire la barrière avait été précipitée par une attaque menée lors de la guerre de 2014 à Gaza. Le 8 juillet 2014, quatre commandos du Hamas avaient nagé jusqu’aux abords du kibboutz Zikim, sur la côte sud d’Israël.

Les hommes-grenouilles avaient apporté avec eux des armes automatiques, des grenades à fragmentation et des explosifs qu’ils avaient utilisé en vain contre un tank israélien. Environ 40 minutes après leur arrivée, ces membres du Hamas avaient été tués dans une attaque combinée depuis la mer, la terre et le ciel.

Initialement présentée par les militaires comme une victoire absolue, un réexamen de l’incident opéré par l’armée israélienne qui avait ultérieurement fuité avait montré que la réponse de l’armée avait été moins rapide que ce qui avait été dit et que l’attaque perpétrée par le Hamas avait été plus réussie que ce qu’il avait semblé de prime abord.

Les équipes israéliennes travaillent sur un mur frontalier en béton qui encerclera sur et sous terre la bande de Gaza, septembre 2016 (Capture d’écran : Ynet)

Ce bouclier maritime défensif survient en plus d’un ouvrage qui a commencé l’année dernière et qui vise l’édification d’une barrière massive par Israël le long de sa frontière terrestre avec la bande de Gaza.

Ce travail entamé sur cette barrière qui sera longue de 60 kilomètres a commencé en 2016 et devrait s’achever à la fin de l’année prochaine. Il comprendra un système de protection souterrain avancé qui s’étendra à des douzaines de mètres sous la terre – l’armée n’a pas révélé sa profondeur – afin de détecter et de détruire les tunnels qui tentent d’infiltrer le territoire israélien. La barrière présentera également une clôture terrestre en métal dotée de capteurs.

Le projet devrait coûter approximativement 3 milliards de shekels, chaque portion souterraine de la barrière coûtant environ 41,5 millions de shekels. La clôture terrestre est significativement moins onéreuse, à seulement 1,5 million de shekels par kilomètre.

Les militaires avaient également proposé de construire cette barrière suite à la guerre de Gaza, en 2014.

Le Hamas, un groupe terroriste palestinien qui cherche à détruire Israël, a utilisé de manière extensive ses réseaux de tunnels pour envoyer des terroristes en Israël et déplacer ses munitions au sein de la bande de Gaza.

Durant la campagne de 14 jours, l’armée avait détruit environ 14 tunnels qui pénétraient sur le territoire de l’Etat juif ainsi que 18 qui avaient été creusés sous l’enclave côtière, et elle avait anéanti les dépôts d’armement du Hamas.

Depuis que les travaux ont commencé sur la barrière terrestre, l’armée israélienne a détruit plusieurs tunnels transfrontaliers.

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