Quatre roquettes lancées depuis la Syrie et abattues par le Dôme de fer – Armée
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Quatre roquettes lancées depuis la Syrie et abattues par le Dôme de fer – Armée

Des explosions auraient eu lieu à Damas ; cet incident suit les combats de la semaine dernière à Gaza et des frappes contre un chef terroriste en Syrie

Le système de défense aérienne israélien du Dôme de fer élimine des roquettes tirées depuis Gaza près de Sderot, en Israël, le samedi 4 mai 2019. (Crédit : AP / Ariel Schalit)
Le système de défense aérienne israélien du Dôme de fer élimine des roquettes tirées depuis Gaza près de Sderot, en Israël, le samedi 4 mai 2019. (Crédit : AP / Ariel Schalit)

Quatre roquettes ont été lancées en direction d’Israël depuis la Syrie aux premières heures de l’aube, mardi, a fait savoir l’armée israélienne. Les projectiles ont été abattus dans leur totalité par le système de défense antiaérienne du Dôme de fer.

Dans un communiqué, les militaires ont déclaré avoir identifié « quatre tirs de roquettes en direction du territoire israélien qui ont été abattus par les soldats en charge du système du Dôme de fer ».

Ils ont ajouté qu’il était peu probable que les roquettes aient atterri sur le territoire israélien.

À peu près au même moment, l’agence de presse officielle SANA a annoncé que des explosions avaient eu lieu à l’aéroport de Damas.

Après l’incident, le conseil régional du Golan a expliqué qu’aucune mesure de précaution particulière ne serait mise en place suite à des consultations avec l’armée. Les autorités ont vivement recommandé aux résidents de maintenir leurs activités quotidiennes.

Le 12 novembre, une haute-personnalité du groupe terroriste du Jihad islamique palestinien avait été pris pour cible à Damas dans une frappe qui avait été attribuée par certains à l’Etat juif.

La frontière nord est restée relativement calme depuis que le groupe terroriste du Hezbollah a tiré plusieurs missiles de précision antitank vers une base de l’armée et un véhicule militaire à la frontière d’Israël avec le Liban, sur le sol de l’Etat juif, ne faisant pas de blessés.

L’armée israélienne a lancé, lundi, un exercice militaire surprise de quarante-huit heures dans le nord d’Israël, a fait savoir Tsahal.

Un grand nombre d’avions, de véhicules et de soldats devraient participer à cet entraînement qui vise à examiner le niveau de préparation du Commandement du nord, a indiqué un porte-parole militaire.

Le Hezbollah, qui est soutenu par l’Iran, est considéré par l’armée comme l’un de ses plus grands ennemis, détenant un arsenal de roquettes et de missiles bien plus important que dans la majorité des pays.

La dernière guerre entre Israël et le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah remonte à 2006 même si ces dernières années ont été le théâtre de nombreux échanges de tirs transfrontaliers et qu’Israël a pris pour cible des dizaines de convois de livraisons d’armes du Hezbollah dans des raids aériens au Liban et en Syrie.

La flambée de violences, sur la frontière nord, a eu lieu après des lourds combats qui ont éclaté, la semaine dernière, entre l’armée israélienne et le groupe terroriste du Jihad islamique, dans la bande de Gaza. 450 roquettes et obus de mortiers ont été lancés vers l’Etat juif et les soldats israéliens ont mené des raids aériens au sein de l’enclave côtière en représailles.

Les affrontements ont commencé le 12 novembre, lorsque Israël a éliminé Baha Abu al-Ata, un haut-commandant du groupe terroriste du Jihad islamique. Au même moment, Akram al-Ajouri, autre dirigeant de l’organisation terroriste, était pris pour cible lors d’une frappe à Damas.

Le Jihad islamique a indiqué qu’Ajouri avait survécu à l’attaque mais que son fils avait été tué.

Deux roquettes ont visé l’habitation d’al-Ajouri, « tuant son fils Muadh et une autre personne », a noté SANA.

C’est le garde du corps d’Ajouri qui aurait perdu la vie dans la frappe, ont indiqué les médias en hébreu. Il y aurait eu, de surcroît, six blessés.

Cet incident a eu lieu moins d’une heure après l’annonce par Israël qu’Abu al-Ata, haut-commandant du Jihad islamique, mouvement soutenu par l’Iran, à Gaza avait été tué.

L’armée a refusé de commenter l’incident de Damas.

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