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Quelles sont les capacités des missiles et des drones de l’Iran ?

Des missiles balistiques tirés depuis l'Iran mettraient douze minutes pour atteindre Israël ; il faudrait deux heures pour les missiles de croisière et neuf heures pour les drones

Un missile tiré, lors d'un exercice militaire dans le sud de l'Iran. (Crédit : Iranian Army via AP)
Un missile tiré, lors d'un exercice militaire dans le sud de l'Iran. (Crédit : Iranian Army via AP)

L’Iran a développé une gamme de missiles balistiques et de drones dans le cadre d’un programme qui inquiète l’Occident depuis longtemps.

Les missiles forment une partie importante de l’arsenal qui est actuellement à la disposition de Téhéran alors que la république islamique menace de représailles Israël suite à une frappe qui a visé un bâtiment de l’ambassade iranienne à Damas, la capitale de la Syrie – une attaque qui a entraîné la mort de plusieurs commandants du Corps des gardiens de la révolution islamique et notamment deux généraux.

Citant deux responsables américains qui n’ont pas été identifiés, CBS a fait savoir, vendredi, qu’une attaque majeure contre Israël pouvait être imminente et qu’elle pourrait impliquer plus de cent drones et des dizaines de missiles qui prendraient pour cible des objectifs militaires à l’intérieur du pays. Les deux hommes ont ajouté que l’État juif pourrait avoir des difficultés à déjouer un assaut d’une telle ampleur.

Les officiels ont toutefois noté qu’il était possible que Téhéran opte finalement pour une attaque de plus petite envergure dans le but d’éviter une escalade potentiellement dramatique.

Selon la Douzième chaîne, les missiles balistiques en provenance de l’Iran mettraient douze minutes pour atteindre Israël. Il faudrait deux heures pour les missiles de croisière. Les drones lancés depuis la république islamique mettraient, pour leur part, pas moins de neuf heures pour arriver jusqu’à leur cible.

Selon le Bureau américain du directeur des renseignements nationaux, l’Iran possède le plus grand nombre de missiles balistiques de la région.

Voilà quelques détails :

L’agence de presse semi-officielle ISNA, en Iran, a publié un graphique montrant neuf missiles iraniens susceptibles, selon elle, d’arriver jusqu’en Israël.

Parmi eux, le ‘Sejil’ qui serait capable de voler à plus de 17 000 kilomètres par heure, avec une portée de 2 500 kilomètres ; le ‘Kheibar’, avec une portée de 2 000 kilomètres et le ‘Haj Qasem’, avec une portée de 1 400 kilomètres et qui a été baptisé ainsi en hommage au commandant des Forces al-Quds Qasem Soleimani, qui avait perdu la vie dans une frappe au drone américaine il y a quatre ans alors qu’il se trouvait à Bagdad, a précisé l’ISNA.

Le chef de l’État-major général des forces armées iraniennes, Mohammad Hossein Bagheri, à gauche, et le commandant de l’armée Abdolrahim Mousavi visitent une base souterraine de drones appartenant à l’armée israélienne dans le cœur des monts Zagros au sein de la république islamique, le 28 mai 2022. (Crédit : Armée iranienne via AP)

L’Iran, un fabricant majeur de drones, avait fait savoir, au mois d’août dernier, que des drones avancés – le Mohajer-10 – d’une portée opérationnelle de 200 kilomètres, capables de voler avec une charge allant jusqu’à 300 kilogrammes, avaient été produits par le pays.

Des drones et des armes fabriqués en Iran présentés dans une exposition dans un complexe militaire appartenant au ministère de la Défense à Téhéran, en Iran, le 23 août 2023. (Crédit : AP Photo/Vahid Salemi, File)

L’Iran déclare que ses missiles balistiques sont une force de dissuasion – et une force de riposte – importante contre les États-Unis, contre Israël et contre d’autres cibles régionales potentielles. La république islamique nie chercher à se doter de l’arme atomique.

Au mois de juin dernier, le pays avait présenté ce qui, selon ses officiels, était le tout premier missile hypersonique fabriqué au sein de la république islamique, avait indiqué l’agence de presse officielle IRNA. Les missiles hypersoniques peuvent voler cinq fois plus rapidement que la vitesse du son, sur une trajectoire complexe, ce qui les rend difficiles à intercepter.

Malgré l’opposition américaine et européenne, Téhéran a annoncé se préparer à encore développer davantage son programme de missiles défensifs.

Un missile Sayad-3 pendant le dévoilement du système de défense Arman dans un lieu non communiqué, le 17 février 2024. (Crédit : IRANIAN DEFENCE MINISTRY / AFP)

L’Arms Control Association, une organisation à but non-lucratif située à Washington, a fait savoir que le programme de missiles qui a été mis au point par l’Iran s’inspirait très largement des fabrications nord-coréenne et russe et qu’il bénéficiait de l’assistance des Chinois.

Selon le groupe, les missiles à courte et à moyenne portée de la république islamique comprennent : le Shahab-1, dont la portée est estimée à 300 kilomètres ; le Zolfaghar, avec une portée de 700 kilomètres ; le Shahab-3 (de 800 à 1000 kilomètres) ; l’Emad-1, un missile en cours de développement dont la portée serait de 2000 kilomètres et le Sejil, lui aussi encore au stade de développement, avec une portée de 1 500 à 2 500 kilomètres.

La république islamique a aussi des missiles de croisière comme le Kh-55, une arme à capacité nucléaire avec une portée de 3 000 kilomètres et le missile anti-navire avancé Khalid Farzh, avec une portée d’environ 30 kilomètres, qui est susceptible de transporter des ogives allant jusqu’à une tonne.

Attaques régionales

Les Gardiens de la révolution iraniens avaient utilisé des missiles, au mois de janvier, lorsqu’ils avaient indiqué qu’ils avaient attaqué un quartier-général d’espionnage d’Israël dans la région semi-autonome du Kurdistan, en Irak, et lorsqu’ils avaient affirmé avoir ouvert le feu sur des militants de l’État islamique en Syrie. L’Iran avait aussi déclaré avoir envoyé des missiles sur deux bases d’un groupe militant Baloutche, au Pakistan voisin.

Cette photo prise le 16 janvier 2024 par la chaîne d’information Kurdistan 24 montre un bâtiment endommagé sur un site touché par une attaque de missiles lancée par le Corps des gardiens de la révolution islamique d’Iran (IRGC), à Erbil, la capitale de la région kurde autonome du nord de l’Irak. (Crédit : Kurdistan24/AFP)

Par ailleurs, l’Arabie saoudite et les États-Unis ont dit penser que la république islamique était à l’origine d’une attaque au drone et au missile qui avait visé des structures pétrolières saoudiennes en 2019. Des accusations qui ont été démenties par Téhéran.

En 2020, l’Iran a lancé des attaques au missile contre les forces placées sous l’autorité des Américains en Irak, notamment sur la base aérienne d’al-Asad, en riposte à l’attaque au drone qui avait tué le commandant Soleimani, dont la mort avait fait naître la crainte d’une déflagration plus large au Moyen-Orient.

Le soutien aux rebelles houthis, au Yémen

Les États-Unis accusent l’Iran d’armer les Houthis au Yémen – qui attaquent les navires de commerce en mer Rouge et Israël depuis le début de la guerre à Gaza, des frappes qui, selon eux, viennent en soutien aux Palestiniens.

Téhéran dément armer les Houthis.

Illustration : Un partisan des Houthis tenant un missile factice lors d’une manifestation à l’occasion de la Journée de Jérusalem en soutien aux Palestiniens de la bande de Gaza, à Sanaa, au Yémen, le 5 avril 2024. (Crédit : Osamah Abdulrahman/AP Photo)

En 2022, les Houthis ont indiqué avoir tiré un certain nombre de missiles balistiques et de drones en direction des Émirats arabes unis.

Il y aurait notamment eu une attaque au missile qui avait pris pour cible une base militaire américaine aux EAU. La frappe avait été déjouée par un missile intercepteur Patriot, fabriqué aux États-Unis.

Le soutien au Hezbollah

Le chef du Hezbollah, le groupe terroriste libanais soutenu par le régime des Mollahs, a déclaré que l’organisation avait la capacité, au Liban, de transformer des milliers de roquette en missiles de précision et de produire des drones.

En 2022, le leader du Hezbollah, Hassan Nasrallah, avait affirmé que le groupe terroriste était en mesure de transformer des roquettes en missiles de précision avec la coopération « d’experts originaires de la république islamique d’Iran ».

Syrie

L’Iran a transféré des missiles de précision à la Syrie, fabriqués par ses soins, pour soutenir la lutte du président Bashar al-Assad contre les isurgés, selon des responsables des renseignements israéliens et occidentaux.

Le pays a aussi transféré une partie de ses capacités de production dans des complexes souterrains en Syrie, où l’armée d’Assad et d’autres forces pro-iraniennes ont apprès à fabriquer leurs propres missiles, ont indiqué les mêmes sources.

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