Rome va remplacer les plaques en souvenir de la Shoah et en ajouter d’autres
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Rome va remplacer les plaques en souvenir de la Shoah et en ajouter d’autres

De nouveaux pavés seront placés devant les anciennes maisons de victimes juives romaines de la Shoah après l'arrachage de 20 plaques par des voleurs

Des Stolpersteine, ou 'pierres sur lesquelles on trébuche' dédié à la mémoire de Josef Geer et aux Hauslauer - un couple marié qui était Témoins de Jéhovah - à Salzbourg, en Autriche (Crédit : Noah Lederman / Times of Israël)
Des Stolpersteine, ou 'pierres sur lesquelles on trébuche' dédié à la mémoire de Josef Geer et aux Hauslauer - un couple marié qui était Témoins de Jéhovah - à Salzbourg, en Autriche (Crédit : Noah Lederman / Times of Israël)

La municipalité de Rome va remplacer les plaques commémoratives de la Shoah qui ont été dérobées le mois dernier en en apposant une vingtaine d’autres dans toute la capitale, ont rapporté des médias locaux vendredi.

D’après le quotidien Corriere della Sera, 26 nouveaux pavés seront installés devant les anciennes maisons de victimes juives de la Shoah les 15 et 16 janviers prochains.

La municipalité prévoit également de remplacer les 20 plaques souvenir volées à la mi-décembre dans le quartier historique de Monti.

Placées devant la maison de la famille Di Consiglio, elle avaient été arrachées du trottoir dans la nuit, laissant des trous béants dans la chaussée. La police a ouvert une enquête pour vol et antisémitisme.

Les Di Consiglio font partie des familles italiennes qui ont déploré le plus de pertes humaines pendant la Shoah, 20 de ses membres ayant été tués par les nazis.

Le centre historique de Rome abrite le quartier juif, près de Monti, et ses rues pavées sont ornées de plaques en l’honneur de Juifs tués ou déportés.

Appelés « pavés de la mémoire », ils sont installés de sorte à dépasser du trottoir et faire trébucher les passants, afin d’agir comme un rappel des atrocités de la Shoah. Il a cependant été décidé que les nouveaux pavés ne dépasseraient pas du sol.

Chaque plaque représente une victime différente du génocide nazie. Il en existait environ 200 dans la ville avant ce vol.

Les députés israéliens et des responsables religieux avaient dénoncé ce délit, le jugeant inacceptable. Pour la maire de Rome, Virginia Raggi : « le souvenir exige du respect. »

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