Second jour de grève pour sept hôpitaux pour protester contre le manque de fonds
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Second jour de grève pour sept hôpitaux pour protester contre le manque de fonds

Les grands centres médicaux du pays continuent à ne pratiquer que des interventions vitales et à refuser les nouveaux patients du Magen David Adom

Des médecins et des infirmières font grève devant l'hôpital Hadassah à Jérusalem, le 25 août 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Des médecins et des infirmières font grève devant l'hôpital Hadassah à Jérusalem, le 25 août 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Les responsables de sept groupes hospitaliers ont annoncé mercredi soir qu’ils poursuivraient leur grève partielle pour une deuxième journée jeudi, afin de protester contre la décision du gouvernement de ne pas augmenter le financement dans le cadre de la pandémie de coronavirus.

Depuis mercredi matin, l’hôpital Shaare Zedek de Jérusalem et les deux hôpitaux du groupe Hadassah, l’hôpital Mayanei Yeshua de Bnei Brak, l’hôpital Laniado de Netanya, l’hôpital Saint-Vincent-de-Paul, l’hôpital de la Sainte-Famille et l’hôpital de Nazareth n’effectuent que des procédures de première nécessité et refusent d’admettre de nouveaux patients du service d’urgence du Magen David Adom.

Dans une déclaration, les directeurs des hôpitaux ont reconnu que des représentants du ministère de la Santé et du ministère des Finances avaient tenté de leur tendre la main, mais ont déclaré que « nous ne pouvons pas payer nos fournisseurs et nos travailleurs avec de la sympathie. »

Ils ont appelé le ministre de la Santé, Nitzan Horowitz, et le ministre des Finances, Avigdor Liberman, à « résoudre la crise immédiatement. »

Les sept hôpitaux dits « publics » d’Israël sont accessibles à tous les patients et dépendent principalement de fonds publics, bien qu’ils soient privés.

Dans une lettre adressée mardi à Horowitz et au directeur du service d’urgence du Magen David Adom, Eli Bin, les directeurs d’hôpitaux accusent les autorités sanitaires de ne pas respecter leurs engagements budgétaires et affirment qu’ils ne disposent pas des fonds nécessaires pour fournir des soins adéquats.

« Nous tenons à vous informer qu’en raison du déficit structurel qui nous est imposé par l’État et du non-respect des accords passés avec les hôpitaux publics, les sept hôpitaux [que nous gérons] ne pourront pas fonctionner pleinement ni fournir des soins adéquats aux patients en raison du manque de budgétisation », ont écrit les directeurs d’hôpitaux dans la lettre.

Des travailleurs médicaux portent des équipements de protection dans l’unité COVID de l’hôpital Shaare Zedek à Jérusalem, le 23 août 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

« Ce soir, le Premier ministre s’envole [pour les États-Unis], nous laissant lutter contre le coronavirus avec une arme sans munitions. Nous attendons de lui qu’il intervienne dans cette crise », ont ajouté les directeurs d’hôpitaux. Le Premier ministre Naftali Bennett a quitté Israël pour les États-Unis mardi pour une rencontre avec le président américain Joe Biden.

Les administrateurs des hôpitaux affirment que les 300 millions de shekels promis par l’État aux hôpitaux publics n’ont pas encore été transférés. En outre, une clause de leur accord avec le ministère des Finances promettant 55 millions de shekels supplémentaires chaque mois où la pandémie se poursuit n’a pas non plus été respectée depuis juillet, affirment-ils.

En juin, les mêmes hôpitaux ont boycotté un événement gouvernemental honorant le système de santé pour ses efforts de lutte contre le COVID, accusant l’État de les abandonner financièrement.

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