Steinitz : « Personne ne désarmera le Hamas à moins que nous ne le fassions »
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Steinitz : « Personne ne désarmera le Hamas à moins que nous ne le fassions »

Le ministre du Likud, qui réclame un cessez-le-feu unilatéral, a précisé que le moment n'était pas venu pour l'armée de démanteler tous les groupes terroristes de la bande

Le ministre de l'Energie, Yuval Steinitz, s'exprime lors d'une conférence à Tel Aviv, le 27 février 2019. (Flash90)
Le ministre de l'Energie, Yuval Steinitz, s'exprime lors d'une conférence à Tel Aviv, le 27 février 2019. (Flash90)

Le ministre de l’Énergie Yuval Steinitz, issu du Likud au pouvoir du Premier ministre Benjamin Netanyahu, a déclaré que de son point de vue, Israël devrait, à un moment donné, reprendre la bande de Gaza pour désarmer le groupe terroriste du Hamas.

Il a tenu ces propos après que les groupes terroristes palestiniens de l’enclave côtière ont tiré des milliers de roquettes en direction d’Israël depuis lundi dernier. L’État juif a riposté par des centaines de frappes aériennes sur des cibles de l’enclave palestinienne, dans un contexte de pressions internationales croissantes en faveur d’un cessez-le-feu.

« Personne ne désarmera le Hamas à moins que nous ne le fassions nous-mêmes en utilisant la force », a dit Steinitz au site Ynet, suggérant qu’il s’agirait d’une escalade significative du conflit, les actions militaires israéliennes s’étant limitées jusqu’à présent à des frappes aériennes.

« Il sera impossible d’éviter de reprendre le contrôle temporaire, un jour, de la bande de Gaza », a-t-il poursuivi. « Ce jour n’est pas arrivé pour toutes sortes de raisons. Je pense que ce jour viendra – et si ce n’est pas aujourd’hui, ce sera dans les prochaines années ».

Steinitz a reconnu que d’autres personnalités, au sein du gouvernement, ne partageaient pas ce point de vue.

« Cette idée aurait un prix élevé ; c’est la raison pour laquelle je comprends qu’on puisse penser différemment », a-t-il continué.

Des soldats israéliens procèdent à des tirs d’artillerie depuis leur poste, le long de la frontière avec l’enclave palestinienne, le 17 mai 2021. (Crédit : EMMANUEL DUNAND / AFP)

Steinitz a noté que pour le moment, il favorisait la perspective d’un cessez-le-feu unilatéral – écartant la conclusion d’un accord avec le Hamas, qui gouverne Gaza – dans la mesure où, selon lui, il n’est pas possible de faire confiance aux Palestiniens concernant le respect d’un cessez-le-feu.

Aussitôt qu’émanera une rivalité interne au sein de l’enclave côtière, « chaque partie voudra montrer qu’elle est plus violente ou plus audacieuse que l’autre et l’accord que nous aurons conclu sera violé sans ciller », a-t-il expliqué.

« Je suis contre les conditions », a ajouté le ministre de l’Énergie. « Je fais partie de ceux qui pensent qu’il n’est pas nécessaire de chercher un nouvel accord avec le Hamas ».

Il s’est refusé à spéculer sur la fin des hostilités afin de « ne pas donner un calendrier à l’autre partie ».

« Je ne dirai pas si cela peut se compter en jours, en semaines ou en mois », a-t-il déclaré. « L’incertitude de l’adversaire est un outil dans cette guerre. »

Des acteurs variés, à l’international, continuent à mener des initiatives ayant pour objectif la conclusion d’un cessez-le-feu.

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