Rechercher

Deux produits Similac rappelés en Israël après le décès d’un bébé aux USA

L'importateur Abbott annonce qu'il rappellera 700 unités par mesure de précaution après une mise en garde de la FDA suite au décès et à l'hospitalisation de nourrissons

Le lait maternisé Similac Gold Alimentum (Autorisation)
Le lait maternisé Similac Gold Alimentum (Autorisation)

Suite au décès d’un nourrisson et à l’hospitalisation de trois autres aux États-Unis, l’importateur israélien d’Abbott, l’un des plus grands fabricants de lait maternisé aux États-Unis, a annoncé dimanche le rappel de deux produits de Similac, Alimentum et Human Milk Fortifier, après qu’ils ont été retirés du marché américain la semaine dernière.

Alimentum est vendu sur ordonnance dans les pharmacies et ne se trouve pas dans les rayons des supermarchés. Human Milk Fortifier est disponible dans les unités de néonatalogie des hôpitaux et n’est délivré que sur ordonnance.

L’importateur a déclaré qu’il allait récupérer environ 700 unités concernées des produits Abbott par mesure de précaution, à la suite d’un avertissement de la Food and Drug Administration américaine (FDA), car ces produits ont été fabriqués dans l’usine du Michigan visée par le rappel américain.

La FDA a déclaré la semaine dernière qu’elle enquêtait sur quatre cas de nourrissons qui ont hospitalisés après avoir consommé ces préparation. L’un d’eux est décédé. L’agence a déclaré qu’un des cas était lié à la salmonelle et trois à Cronobacter sakazakii, un germe rare mais dangereux qui peut provoquer des infections sanguines et d’autres complications graves.

Le complément pour nourrissons Similac Human Milk Fortifier (Autorisation)

La FDA avait signalé qu’elle avait reçu des plaintes concernant quatre cas de maladies infantiles dans trois États des États-Unis et qu’elle enquêtait sur ces plaintes, à savoir le Minnesota, l’Ohio et le Texas. Elle a déclaré que dans tous les cas signalés, la préparation pour nourrissons contaminée avait été produite dans l’usine d’Abbott Nutrition à Sturgis, dans le Michigan.

« Étant donné qu’il s’agit d’un produit utilisé comme seule source d’alimentation pour de nombreux nouveau-nés et nourrissons de notre pays, la FDA est profondément préoccupée par ces signalements d’infections bactériennes », a déclaré Frank Yiannas, commissaire adjoint de la FDA pour la politique et la réactivité alimentaires, dans un communiqué publié jeudi.

« Nous voulons rassurer le public et assurons que nous travaillons diligemment avec nos partenaires pour enquêter sur les plaintes liées à ces produits, qui, nous le reconnaissons, comprennent des préparations pour nourrissons produites dans cette installation, tout en nous efforçant de résoudre ce problème de sécurité aussi rapidement que possible. »

Le groupe américain Abbott a déclaré qu’il rappelait tous les produits potentiellement concernés fabriqués dans l’établissement. Le rappel concerne certains lots de Similac, Alimentum et EleCare dont la date d’expiration est égale ou ultérieure au 1er avril 2022. Les produits ont été distribués aux États-Unis et à l’étranger, a indiqué la société dans un communiqué.

Abbott a déclaré que les parents peuvent identifier les produits rappelés en examinant le numéro figurant sur le fond de chaque récipient. Les préparations concernées portent un numéro allant de 22 à 37, contiennent K8, SH ou Z2 et ont une date d’expiration égale ou ultérieure au 1er avril 2022.

L’importateur israélien d’Abbott a souligné qu’il n’y avait aucun lien avec les autres produits Abbott distribués en Israël, y compris les produits Similac. Aucun des produits distribués ne s’est révélé positif à la présence de Chronobacter sakazakii ou de Salmonella Newport lors des tests effectués par le fabricant avant la mise en circulation, a déclaré l’importateur. Les produits ont également été testés et approuvés par le ministère de la Santé après leur arrivée en Israël.

Le retrait de ces produits en Israël n’est toutefois pas sans rappeler l’affaire du lait maternisé Remedia. Quatre bébés étaient morts et des dizaines d’autres avaient subi des dommages permanents au système nerveux après avoir consommé du lait maternisé végétarien non laitier de la marque Remedia, vendu entre juillet 2003 et novembre 2003, qui ne contenait pas de B1, élément essentiel au développement du bébé.

Michal Gazber, mère d’un des nourrissons affectés par l’affaire Remedia, a déclaré à la radio 103FM : « Il y a toujours de la peur. On m’a envoyé un lien vers l’article et j’ai commencé à trembler – c’est vraiment un de syndrome post-traumatique ».

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...