Le président Sharaa a reçu un rapport sur les massacres d’alouites
Une grande partie des meurtres ont été perpétrés par les forces de sécurité et des groupes affiliés, selon des témoignages de survivants, et diverses sources

Le président syrien, Ahmed al-Sharaa, a reçu un rapport sur les massacres contre la communauté alaouite en mars, et il s’est engagé à prendre des mesures pour éviter que de telles violences ne se reproduisent, a rapporté dimanche la présidence sans divulguer de détails sur le document.
Début mars, les régions du littoral dans l’ouest de la Syrie avaient été le théâtre des pires tueries depuis la prise du pouvoir début décembre par une coalition dirigée par des islamistes.
Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), plus de 1 700 civils ont été tués, en grande majorité de la minorité alaouite, une branche de l’islam chiite, dont est issu le dictateur syrien déchu Bashar el-Assad.
La présidence syrienne avait formé une commission nationale chargée d’enquêter sur ces massacres, dont le mandat a été prorogé de trois mois le 10 avril.
Sharaa a reçu le rapport de cette commission le 13 juillet, selon le communiqué de la présidence, le jour même où de nouvelles violences communautaires ont éclaté, cette fois-ci, dans le fief de la minorité druze dans la province de Soueïda.
Il « examinera attentivement les conclusions […], afin de s’assurer que des mesures sont prises pour faire progresser les principes de vérité, de justice et de responsabilité, et empêcher la répétition des violations », ajoute le communiqué.
Le 9 juillet, Amnesty International a appelé les autorités à publier intégralement les conclusions de l’enquête et à traduire les responsables en justice.
Damas a accusé les partisans armés d’Assad d’avoir déclenché les violences en attaquant les nouvelles forces de sécurité, qui ont lancé une contre-offensive.
Une grande partie des meurtres qui ont suivi ont été perpétrés par les forces de sécurité et des groupes affiliés, selon des témoignages de survivants, des organisations de défense des droits et des vidéos publiées par les combattants.
Des habitants ont accusé les forces de sécurité d’autres violations, notamment l’enlèvement de femmes alaouites et des exécutions sommaires.







