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Territoires palestiniens : la croissance reprend, les finances restent précaires

Pour les 6 premiers mois de 2021, la croissance palestinienne s'est établie à 5,4 % et devrait atteindre 6 % sur l'année, mais se rétablira à 3 % en 2022, selon la Banque mondiale

Le siège de la Banque mondiale à Washington, D.C. Illustration. (Crédit : Banque mondiale)
Le siège de la Banque mondiale à Washington, D.C. Illustration. (Crédit : Banque mondiale)

Après la guerre contre le groupe terroriste palestinien du Hamas à Gaza de mai dernier et le confinement, l’économie palestinienne donne des « signes de reprise » mais reste confrontée à des tendances lourdes qui plombent l’emploi et des finances publiques « très précaires », souligne mardi la Banque mondiale dans un nouveau rapport.

En 2020, l’économie palestinienne s’était dégradée en raison de la pandémie de Covid-19 qui avait notamment augmenté les dépenses en santé, mais limité aussi le nombre de travailleurs palestiniens en Israël.

Pour les six premiers mois de 2021, la croissance palestinienne s’est établie à 5,4 % et devrait atteindre 6 % sur l’ensemble de l’année, mais elle devrait se rétablir autour de 3 % en 2022, souligne la Banque mondiale qui fait état de nuages à l’horizon économique.

« La voie à suivre est encore incertaine et dépend de l’action concertée de toutes les parties (donateurs, Autorité palestinienne, Israël, etc…) afin de régénérer l’économie et offrir des opportunités d’emploi à la jeune génération », résume Kanthan Shankar, directeur de la Banque mondiale pour la Cisjordanie et la bande de Gaza.

Dans la bande de Gaza, enclave palestinienne de deux millions d’habitants soumise à des restrictions israéliennes, le taux de chômage s’établit actuellement à 45 %, et le taux de pauvreté de la population ne cesse de grimper pour atteindre 59 % contre 43 % il y a cinq ans.

En Cisjordanie, territoire de plus de 2,8 millions d’habitants palestiniens, le taux de chômage avoisine les 17 %, chiffre la Banque mondiale.

D’autre part, l’Autorité palestinienne « n’est plus en mesure d’emprunter à des banques locales » et « pourrait être forcée d’accumuler des arriérés de paiement », précise la Banque qui table sur un déficit palestinien de 1,36 milliard de dollars (1,1 milliard d’euros) en 2021.

Face à cette situation, la Banque mondiale appelle les pays donateurs à « aider » l’Autorité palestinienne, aux finances « très précaires », à « réduire son déficit ».

Elle appelle également Israël à systématiser des transferts de fonds aux Palestiniens, comme notamment les taxes prélevées dans la « zone C », une partie de la Cisjordanie sous contrôle civil et militaire exclusif de l’Etat hébreu.

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