Tests de missiles balistiques iraniens : Netanyahu salue l’avertissement américain
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'L’Iran était à bout de souffle jusqu’à ce que les Etats Unis n’arrivent et lui donnent une planche de salut sous la forme de l’accord iranien'

Tests de missiles balistiques iraniens : Netanyahu salue l’avertissement américain

Le Premier ministre a déclaré que la prochaine rencontre avec Trump sera d’une 'grande importance' pour Israël. Washington a mis en garde Téhéran pour ses lancements de missiles

Benjamin Netanyahu, le 1er novembre 2016 à la Knesset (Crédit : Nathan Roi/Jewish Agency for Israel)
Benjamin Netanyahu, le 1er novembre 2016 à la Knesset (Crédit : Nathan Roi/Jewish Agency for Israel)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a salué jeudi l’avertissement donné par Washington à l’Iran concernant les tests controversés de missiles balistiques capables de transporter des têtes nucléaires.

Dans un discours prononcé au sein de l’implantation d’Ariel, en Cisjordanie, en mémoire de son fondateur et de son ancien maire Ron Nachman, Netanyahu a expliqué qu’il « avait écouté avec attention les propos du Général [Michael] Flynn sur la nécessité de contrer l’agression de l’Iran », indiquant qu’il avait également évoqué ce problème lors de sa conversation téléphonique avec le président Donald Trump après son investiture le mois dernier.

Il a qualifié les exercices iraniens de « violation flagrante » des résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU.

Mercredi, le conseiller à la sécurité nationale Flynn a déclaré que les Etats Unis mettaient « officiellement en garde l’Iran » pour son lancement, le 29 janvier, d’un missile balistique d’une portée de 4 000 kilomètres qui a suscité l’inquiétude immédiate du Conseil de Sécurité.

Netanyahu, pour sa part, a exprimé son indignation et demandé le rétablissement de sanctions contre l’Iran.

Trump, jeudi, s’est fait l’écho de la déclaration de Flynn dans un tweet adressé à l’Iran, disant que Téhéran « a été formellement MIS EN GARDE après le lancement d’un tir balistique. Le pays aurait dû être reconnaissant de l’accord terrible passé avec les Etats Unis ! »

Netanyahu a expliqué qu’il évoquerait avec Trump une réévaluation de cet « accord sur le nucléaire raté dans son entièreté » que l’administration Obama et d’autres puissances mondiales avaient signé avec l’Iran en 2015.

Trump et Flynn sont de fervents critiques de Téhéran et les opposants affirmés de l’accord sur le nucléaire, qui a mis un frein au programme nucléaire iranien en échange d’un allègement des sanctions.

Trump a promis de mettre un terme à cette convention durant sa campagne présidentielle de l’année dernière.

« L’Iran était à bout de souffle jusqu’à ce que les Etats Unis n’arrivent et lui donnent une planche de salut sous la forme de l’accord iranien : 150 milliards de dollars », a expliqué Trump dans un deuxième tweet paru jeudi avant l’aube.

Netanyahu a déclaré que sa prochaine rencontre avec Netanyahu, prévue le 15 février, sera « d’une grande importance pour notre pays, pour notre terre, pour notre nation ».

Jeudi dans la matinée, le journal allemand Die Welt a rapporté que l’Iran avait procédé à un deuxième test dimanche, lançant un missile de croisière capable de transporter une tête nucléaire.

Le missile de croisière de type Soumar ne contrevient pas à la Résolution 2231 de l’ONU, qui a été adoptée peu de temps après la signature de l’accord avec l’Iran en juillet 2015.

Elle appelait Téhéran à « ne pas entreprendre une activité liée à des missiles balistiques capables de fournir des armes nucléaires, dont des lancements utilisant une technologie de tels missiles balistiques ».

Et pourtant, le test peut être considéré par Israël et les Etats-Unis comme une autre manœuvre d’agression de la part de Téhéran pour étendre son programme de missiles.

L’Iran, pour sa part, a rejeté les avertissements, affirmant qu’ils étaient « infondés » et « agressifs ».

« Les déclarations faites par le conseiller national à la sécurité du président Donald Trump sont infondées, répétitives et provocatrice”, a dit le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien Bahram Ghasemi, selon l’agence de presse IRNA.

Dans son allocution, jeudi, Netanyahu a également indiqué que sa rencontre lundi prochain avec la Première ministre britannique Theresa May permettra d’évoquer avec elle « la réalité changeante de notre région et la nécessité d’adopter de nouvelles approches conjointes face aux menaces, avec à leur tête l’Iran ».

Le Premier ministre a également semblé exprimer un soulagement qu’un état palestinien n’ait pas encore été créé dans le cadre d’une solution à deux états, citant les dangers représentés par l’influence iranienne.

Netanyahu a expliqué que « nous comprenons tous quelle est la signification d’une politique qui aurait permis d’établir ici [en Cisjordanie] une autre branche d’une organisation terroriste iranienne qui serait venue menacer notre pays ».

L’AFP a contribué à ce reportage.

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