Trois ressortissants turcs accusés de trafic d’armes en Israël
Les armes, achetées à un trafiquant iranien, étaient d'abord illégalement introduites en Jordanie, puis acheminées en Israël par des travailleurs entrant dans le pays
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Le ministère public a engagé dimanche des poursuites à l’encontre de trois ressortissants turcs accusés d’avoir introduit clandestinement des armes à feu en Israël ainsi que d’être entrés illégalement dans le pays. L’un des prévenus, Oktay Aschi, est également accusé d’avoir fourni les moyens de commettre un acte terroriste.
Les trois hommes appartenaient à un réseau plus vaste de trafic d’armes dirigé par un ressortissant turc résidant à l’étranger. L’homme, en 2023, a aidé Aschi à entrer clandestinement en Israël pour travailler dans le secteur de la construction, ont rapporté les procureurs.
Les deux autres accusés, Younes Ozel et Rahman Gokyer, ont été recrutés par Aschi au début de l’année.
Les membres du réseau ont acheté des armes à feu à un trafiquant d’armes iranien, puis les ont introduites clandestinement en Jordanie, d’où elles ont ensuite été acheminées en Israël par des travailleurs entrant dans le pays.
Aschi, expulsé d’Israël en juillet dernier, a tenté en septembre de revenir en compagnie du deuxième accusé, Gokyer, pour diriger le réseau de trafic d’armes depuis l’intérieur du pays.
Gokyer devait réceptionner puis revendre les armes en Israël. Aschi lui avait promis une rémunération d’un million de dollars. Les deux hommes ont tenté de franchir la barrière de sécurité avec la Jordanie à proximité du kibboutz Shaar Hagolan, près du plateau du Golan, mais ils ont été arrêtés par les soldats israéliens.
Ozel, qui travaillait également illégalement en Israël, avait été recruté par Aschi comme intermédiaire. Il s’est rendu deux fois à la gare routière centrale de Tel Aviv pour y conclure des transactions d’armes. Il devait récupérer de l’argent dans une boutique de la gare, puis l’échanger avec une personne inconnue contre les armes.
Le revendeur ne s’est pas présenté à ces deux occasions. Ozel a empoché les 5 000 shekels, les gardant pour lui-même.
Les trois hommes ont été mis en examen par le tribunal de district de Nazareth. Le parquet a demandé leur maintien en détention jusqu’à la fin de la procédure judiciaire.
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